Au moins 34 personnes dont 19 filles ont été tuées mardi 29 juillet au soir suite à une bousculade à la plage de Taouyah, un quartier situé dans la banlieue de Conakry. 36 autres ont été grièvement blessées. Le drame de trop! Plusieurs milliers de personnes étaient partis assister à un concert organisé par la structure '' Meurs-Libres-Prod'' à la plage de Taouyah dans la commune de Ratoma. La maison de production avait invité deux groupes d'artistes très populaires à Conakry sans pour autant prendre les mesures de sécurité nécessaire. Il s'agit de''Banlieuz'ard'' et de ''Instint-Killers''. Après le concert dans les environs 20heures TU, tout le public était pressé de quitter le lieu du spectacle et s'est rué vers l'unique porte de sortie.

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Dès lors, éclate une bousculade. C'est ainsi que plusieurs personnes se sont retrouvées au sol et ont été piétinées, certaines écrasées. Un vent de panique gagne alors les esprits des mélomanes. Les services de sécurité mobilisés pour la circonstance n'ont rien pu faire. Ils étaient sous équipés et en sous effectifs. Le résultat, c'est cet énorme bilan34 morts dont 19 filles et des dizaines de blessés graves. Le choc est terrible, jeunesse en perte de repère, gouvernement laxiste et criminel et parents plus soucieux de la recherche de l'argent que de l'éducation des enfants, voila l'image que présente la Guinée depuis des années.

Où sont passées les autorités ? Cette catastrophe n'est une surprise. Elle se produit au lendemain de la fête de ramadan. Les rencontres culturelles pendant les fêtes ont toujours mobilisé des dizaines de milliers de personnes à Conakry et sont le plus souvent émaillées d'incidents.

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Depuis plusieurs semaines des publicités annonçant ce concert passent en boucle sur les radios et télévisions locales alors que même le plus niais connait que la plage de Taouyah n'est appropriée pour accueillir une grande manifestation artistique surtout au lendemain d'une fête à Conakry. Les responsables de la commune de Ratoma dont relève la plage encore moins d'autres membres du gouvernement n'ont interpelé l'agence de production sur les dispositions sécuritaires prises afin de parer à toute éventualité. Ils font ''le médecin après la mort'' comme toujours d'ailleurs : des morts, un deuil national, la suspension de quelques responsables et c'est fini !

Après le sinistre, un deuil national d'une semaine a été annoncé et le directeur de l'agence guinéenne des spectacles a été suspendu. Tout risque de s'arrêter là, car ce n'est pas la première fois que ce genre de drame se produit sur une plage de Conakry. Le dernier en date est survenu au mois de janvier dernier à la plage de Lambanyi dans la commune de Ratoma. Au moins 6 personnes avaient perdu la vie là aussi à cause d'une bousculade. Et jusqu'à présent aucune responsabilité n'est située. L'impunité engendre toujours des nouveaux crimes.