Yaya Jammeh, le président de république de la Gambie est actuellement sous les projecteurs mais de façon négative. Il est peint par l'opinion publique comme un dictateur, le pire de toutes les générations. Cependant, une infime minorité de gens encore doués de sens critiques, semblent saisir la vision de ce chef d'Etat qui n'est en réalité qu'un grand incompris. Les militants des droits de l'homme du Sénégal et de la Gambie ne cessent de dénoncer, selon eux, des dérives du gouvernement de Yaya Jammeh. Ce dernier est accusé, -à tort ou à raison-, d'emprisonner injustement les opposants à son pouvoir et tous ceux qui auraient un avis contraire au sien.

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L'on parle d'un manque criard de démocratie en Gambie où, personne n'oserait défier ne serait-ce que par un débat d'idée le président Jammeh. D'anciens responsables politiques gambiens aujourd'hui exilés ont apportés des témoignages hilarants sur les agissements du chef de l'Etat gambien. Mais, d'aucuns estiment qu'ils seraient manipulés par certains occidentaux qui ne font que tenter d'exterminer un survivant d'une dernière race de dirigeants africains clairvoyants, avec des idées capables de développer l'Afrique par les africains.

Pourtant, malgré la sale réputation qu'il a, Yaya Jammeh est un leader qui n'est pas encore contesté par son peuple. Dans la ville de Banjul la capitale, le citoyen gambien lambda ne reproche rien à son président. Au contraire, les populations remarquent que depuis l'avènement du règne de Yaya Jammeh, la Gambie est en train de se développer, certes à son rythme.

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C'est un pays qui vit de ses ressources et qui contrôle ses importations. Yaya Jammeh croit en la capacité des africains, en particulier du gambien de se développer par soi-même par le travail. Il ne nourrit aucun complexe des occidentaux et est conscient de l'écart qu'il existe entre l'Afrique et l'Occident, conscient qu'il nous faut nous tracer un chemin et ne compter que sur le travail pour sortir de la pauvreté. Yaya Jammeh ne veut pas «vendre» son pays aux bailleurs, encore moins encourager une quelconque mainmise sur la gestion de son pays. Il veut être reconnu par ses homologues en tant que pairs, en tant que chef d'un Etat souverain, d'un peuple libre. Yaya Jammeh, semble avoir compris que la démocratie ne sied pas forcément en Afrique qu'il faut une dictature positive, dicter aux populations ce qu'il faut faire pour développer leur pays.