Alors que l'on ne sait toujours pas ce qu'est devenu le Boeing MH 370 de la Malaysia Airlines probablement disparu dans le sud de l'océan Indien en mars dernier, jeudi 17 juillet un nouvel avion de cette même compagnie en partance d'Amsterdam et à destination de Kuala Lumpur s'est écrasé en Ukraine, non loin de la frontière russe. Un missile dont l'origine est encore indéterminé a malencontreusement pris pour cible le Boeing MH 17 qui survolait à 10 000 mètres d'altitude ce pays actuellement en conflit avec la Russie.

L'appareil comptabilisait à son bord 280 passagers, de nationalité hollandaise pour la grande majorité, et quinze membres d'équipage.

Publicité
Publicité

Pour la compagnie qui jusqu'à récemment encore était considérée comme l'une des plus sûres et était l'une des plus primées en Asie, c'est un drame sur le plan humain mais également sur le plan économique. Bien que n'étant pas directement responsable de ce dernier crash, il est fort probable que cette nouvelle catastrophe ne décrédibilise encore davantage la compagnie malaisienne déjà embourbée dans des poursuites judiciaires onéreuses suite a la disparition du Boeing qui s'est abîmé en mer.

Rares sont les grandes compagnies aériennes à avoir été victimes en cinq mois d'intervalle de deux crashs. Ce fait est même unique dans l'histoire de l'aviation civile. Comment la compagnie nationale malaisienne gérera-t-elle cette nouvelle crise? Le 18 juillet, à l'ouverture de la bourse de Kuala Lumpur, les courbes affichaient une baisse de 15%.

Publicité

Les clients comprendront-t-ils que pour ce dernier accident, les membres de l'équipage et la compagnie ne sont en rien directement responsables ? Continueront-ils alors à avoir confiance en la Malaysia Airlines? Déjà à la suite de la tragédie de mars dernier, de nombreux chinois ont fait le choix de ne plus voyager avec cette compagnie qu'ils jugent désormais peu fiable. Pour le cas du vol MH 370 il est encore trop tôt pour savoir si les européens et particulièrement les hollandais auront le même type de réaction. Espérons dans un premier temps que cette tragédie ne prend pas une tournure géo-politique et qu'elle n'envenime pas davantage les relations déjà tendues entre les pro-russes et les pro-Ukrainiens qui pour l'heure s'accusent mutuellement de l'origine du tir du missile.