La Compagnie Malaysia Airlines, de nouveau touchée par la catastrophe. Après le vol MH370, disparu au large du Vietnam, alors qu'il devait relier Kuala Lumpur à Pékin, le 8 mars, il s'agit du vol MH17, qui s'est écrasé jeudi 17 juillet, en Ukraine, plus précisément dans la région de Donetsk, à quelques encablures de la frontière russe. Ce qui semblait être au départ une catastrophe aérienne au sens classique du terme, pourrait en fait être une terrible bévue. En effet, l'appareil aurait été abattu, par un missile de type sol-air, également appelé missile surface-air, ou missile antiaérien. Il s'agit d'un missile autopropulsé et guidé, destiné à atteindre une cible aérienne en étant tiré depuis le sol.

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Ce qu'on ignore encore, c'est qui a malencontreusement tiré ce missile en direction de l'avion de la Malaysia Airlines. Les séparatistes pro-russes et les autorités de Kiev, la capitale de l'Ukraine se renvoie la responsabilité de la catastrophe. 

L'avion transportait 298 personnes, dont une majorité de néerlandais, ainsi que des chercheurs se rendant à la conférence internationale sur le sida, à Melbourne. La conférence, qui se tient du 20 au 25 juillet, a été maintenue pour rendre hommage à la centaine de chercheurs devant y participer et présents à bord de l'avion. L'avion, parti d'Amsterdam à midi, se rendait à Kuala Lumpur, la capitale de la Malaisie. Cela explique le grand nombre de passagers néerlandais à bord de l'avion. En revanche, on ne sait toujours pas s'il y avait des Français à bord de l'appareil.

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La Compagnie Malaysia Airlines a fourni un décompte des passagers selon leur nationalité:  l'avion transportait 154 Néerlandais, 43 Malaisiens, dont les 15 membres d'équipage, 27 Australiens, 12 Indonésiens, 9 Britanniques, 4 Allemands, 4 Belges, 3 Philippins, et 1 Canadien. Selon la Malaysia Airlines, il reste 41 passagers non identifiés. 

Frédéric Cuvillier, le secrétaire d'État aux transports, n'est pour l'heure pas en mesure de confirmer ou non la présence de Français à bord. Selon lui, il reste 34 passagers non identifiés. Les chiffres du #Gouvernement français sont donc différents de ceux fournis par la compagnie asiatique. Mais, dans ce genre de catastrophe, il est courant d'obtenir des chiffres différents selon les interlocuteurs. D'autant plus quand il s'agit d'une zone de conflit comme l'Ukraine, en proie aux combats entre les séparatistes pro-russes, et les troupes ukrainiennes fidèles à Kiev, depuis plusieurs semaines. Compte tenu de la situation politique en Ukraine, la plupart des compagnies aériennes asiatiques avaient pris la décision de ne plus survoler l'espace aérien ukrainien, contrairement à la compagnie Malaysia Airlines.

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On peut donc s'interroger sur le pourquoi de cette décision. 

Néanmoins, l'espace aérien au niveau duquel volait l'avion, 33.000 pieds, soit 10 000 mètres, était ouvert, l'Ukraine ayant décidé d'interdire le premier juillet tout vol dans cet espace, jusqu'à 26.000 pieds, soit  8 000 mètres, et l'avait élevé à 32 000 pieds, le 14 juillet. Par conséquent, l'avion avait le droit de voler dans l'espace aérien ukranien, à ce niveau.  Il faut préciser que seul un missile sol-air peut atteindre un avion à cette hauteur de 10 000 mètres. Or, on sait que les autorités ukrainiennes, et les séparatistes pro-russes, possèdent tous les deux des missiles de ce type. Il est donc impossible de savoir à l'heure actuelle, qui est à l'origine de ce tir. D'autant plus, que les camps se renvoient la balle, sur la responsabilité de cette catastrophe.

Une autre interrogation subsiste: pourquoi l'avion de la Malaysia Airlines n'a-t-il pas modifié son plan de vol? Pourquoi la compagnie continuait-t-elle à emprunter cette itinéraire de vol, sachant qu'il s'agissait d'une zone de conflit, et que d'autres compagnies aériennes avaient cessé d'emprunter ce couloir aérien? De plus, il est peu probable que l'avion de ligne est plus être confondu avec un avion militaire, compte tenu de l'altitude à laquelle il volait, altitude classique pour tous les avions de ligne. En outre, tous les avions sont censés s'identifier en donnant leur identité ainsi que celle de leur compagnie aérienne. Beaucoup de questions restent donc en suspens concernant le crash du vol MH17. L'étude des deux boîtes noires de l'avion devraient d'ores et déjà permettre d'obtenir des informations sur les derniers instants précédant la catastrophe, et les conversations du cockpit.