Alpha Condé à Washington en dépit du drame de Taouyah et du « rageur Ebola »

Le Président Guinéen abandonne son pays en deuil pour le sommet Etats-Unis-Afrique.

Le chef de l’Etat Guinéen à l’instar de plusieurs de ses pairs d’Afrique assiste au sommet Etats-Afrique du 5 au 6 août 2014 à Washington. Cette rentre est initiée par le président Américain Barack Obama. Des critiques fusent de partout à travers la Guinée pour dénoncer cet ultime voyage d’Alpha Condé. L’ancien opposant historique voyage beaucoup on le sait, mais cette fois ci son déplacement suscite une vive polémique. La cause, son pays traverse une situation difficile : le drame sur une plage de Conakry (Taouyah) qui a fait 34 morts et des dizaines de blessés, mais la Guinée est aussi l’épicentre de la fièvre hémorragique Ebola. Alpha Condé se gausse de la souffrante population sinistrée de Guinée? Ou bien ce voyage pour les Etats-Unis est tellement bénéfique qu’il est impossible de s’en passer ? Le désistement des présidents du Libéria Ellen Johnson Sirleaf et de la Sierra-Léone Ernest Bai Koroma de se rendre aux Etats-Unis pour ce sommet à cause de la présence du dangereux virus Ebola dans leurs pays tranche cette question.

Ebola toujours préoccupante, 100 millions de dollars pour l’éradiquer.

Alpha Condé part aux Etats-Unis alors que, pas plus tard vendredi 1er août une réunion sur la fièvre Ebola a eu lieu à Conakry entre 4 pays de l’Afrique de l’Ouest à savoir la Guinée, le Libéria, la Sierra-Léone et la Côte-d’Ivoire, preuve que l’épidémie est plus que préoccupante. Au cours de cette réunion, l’Organisation Mondiale de la Santé, (OMS), a promis de mobiliser 100 millions de dollars pour venir à bout de la maladie qui a fait plus de 729 morts en Afrique de l’Ouest. La Guinée, le Liberia et la Sierra Leone, les trois pays les plus touchés par le virus Ebola ont décidé d'imposer un cordon sanitaire autour de leur frontière commune. Cette zone constitue l'épicentre de l'épidémie. « Ces zones seront isolées par la police et l'armée, et les services de santé y seront renforcés pour que le traitement, le dépistage des contacts puissent être réalisés efficacement », a déclaré Hadja Saran Daraba, secrétaire exécutive de l'Union du fleuve Mano, une organisation regroupant Conakry, Monrovia, Freetown et Abidjan.

Deux Américains attrapent le virus Ebola au Libéria.

Dr Kent Brantly, 33 ans, et Nancy Writebol deux citoyens Américains ont contracté le virus Ebola au Liberia. L’un d’eux a été rapatrié aux Etats-Unis samedi dans l’après midi. C’est la première fois qu’un individu vivant avec le virus foule le sol Américain. Il a fallu attendre qu’un citoyen de la première puissance du monde soit infecté par le virus pour que l’OMS s’engage à mobiliser 100 millions de dollars pour faire face à cette grave crise sanitaire. Les vies sont-elles égales ou ont-elles les mêmes valeurs ? S’interrogent plusieurs citoyens Guinéens dont le pays est le plus touché avec des centaines de morts depuis le début de l’épidémie au mois de mars dernier.