Attendues depuis le début officiel de l’hivernage en juin passé, les premières gouttes de pluies sont tombées ce mardi 05 août sur Dakar, la capitale sénégalaise et beaucoup d’autres villes de l’intérieur. Alors que le lendemain mercredi, les radios listaient le nombre de millimètres enregistrés dans les différentes localités en se basant sur les statistiques des services météorologiques, le ciel a encore ouvert ses vannes, avec cette fois des précipitations plus importantes, sur Dakar notamment.

Cela a suffi pour entraîner un grand soulagement chez beaucoup de populations, étant donné que le retard noté par rapport au déroulement normal de la saison des pluies avait fini d’inquiéter. Le plus normalement du reste, si l’on sait que le Sénégal est composé d’une forte population agricole et compte en bonne partie sur cette activité pour l’alimentation de sa population.

La satisfaction est aussi de rigueur chez le gouvernement obligé jusque-là d’accepter le courroux des populations rurales et de tenter des explications pour les apaiser.

On n’oubliera pas surtout les religieux qui peuvent même se dire que leurs prières ont été exaucées par le Tout Puissant. Les leaders des confréries religieuses ont lancé des appels dans ce sens et suivis par les fidèles. La dernière initiative a eu lieu ce début de semaine avec la communauté mouride, une des plus importantes du Sénégal et très connue également dans le monde entier. Sur indication de leur khalife général, ils ont été nombreux les membres de cette confrérie à se rassembler sur le site de leur mosquée en construction à Dakar pour implorer la clémence du Ciel. Le week-end précédent, la confrérie tidjane avait fait pareil avec, pour diriger les opérations, le porte-parole du khalife général. Dans les autres confréries religieuses du pays, ces actions ont été bien notées et l’idée de suivre le mouvement murie.

C’est dire que le retard de la saison des pluies avait fini de créer une psychose. On comprend tout aussi aisément que les religieux se soient impliqués pour prôner un retour à la Divinité, comme c’est souvent le cas face à des questions d’envergure nationale. Qui plus est dans un pays à une écrasante majorité de croyants, musulmans et chrétiens notamment. Cinquante, quarante années en arrière en réaction à l’absence de pluies voire des sécheresses connues par le Sénégal, à la place des prières on notait des incantations purement traditionnelles à coup de tam-tam, avec des populations sillonnant les rues. Comme avec les prières aujourd’hui, le plus souvent, le Ciel répondait favorablement… #Monde rural