Selon des sources dignes de foi, il s’est tenu une rencontre d’échanges entre militaires camerounais et une délégation de Boko Haram. Si la constitution de la délégation de Boko Haram nous est restée indéterminé, la délégation camerounaise, d’après ces sources, était constitué de deux kotoko et de deux arabe-choas.

Ladite rencontre se serait tenue la veille du départ du Président camerounais Paul Biya pour le sommet Usa/Afrique, c’est-à dire le 1er août 2014. Elle se serait ainsi déroulée en après-midi, aux encablures  de 16h, dans la localité de Kamouna, dans le Logone et Chari, région de l’Extrême-nord Cameroun, à environ 25km de la ville de Ndjamena, la capitale de la nation tchadienne sœur.

Le sujet au centre de la rencontre, selon les mêmes sources, aura été l’échange des dépouilles mortuaires des hommes engagés au combat qui se sont affrontées sur le terrain des combats des dernières incursions de la secte islamistes dans la région de l’Extrême-nord au Cameroun. Le résultat de cette entreprise aurait abouti à la remise de 12 corps de militaires tombés dans la bataille de Bargaram.

Des sources locales indiquent que le maire de Fotokol, autre localité de l’Extrême-Nord du Cameroun, est le facilitateur qui aura mis en contact les deux parties. Cependant, des langues

Faisant preuve d’expérience d’homme rompu à sa tâche et sachant activer le renseignement, le magistrat municipal aurait utilisé ses relations afin de rentrer en contact avec des membres de Boko Haram qui appartiendraient à sa zone de prédilection. Ces derniers lui auraient ainsi fournis des coordonnés du point de rencontre, à partir desquelles ont pu être négocié les échanges. Les données de cette rencontre ont donc servi aux forces de défense camerounaise, avec en ses rangs, le Commandant de la brigade d’Afadé afin de récupérer les dépouilles.

Autre information révélé, dix cadavres des assaillants de Boko Haram, seraient sur le champ de bataille. Ils auraient été minés, en attendant au cours des échanges de leur restitution et de la totalité des véhicules saisis à l’armée. Dans la foulée, Boko Haram revendique la libération de l’un de ses agents interpellé et détenu pour défaut de CNI dans la ville de Kousseri.

Par ailleurs, ces miliciens de Boko Haram auraient signifié ne pas en vouloir au Cameroun de manière particulière. Cependant, leur attaque de Kolofata, serait une réaction à l’encontre du Vice premier ministre, Amadou Ali, qu’ils accusent d’avoir gardé quasi totalité des gains de la libération de la famille française Fournier. Toutefois, une telle affirmation suscite non seulement confirmation la thèse du règlement de compte qui fait échos dans l’opinion publique, mais également l’interrogation sur la véritable nature de cette entité étiqueté à ce jour de Boko Haram. Ce d’autant plus qu'en date du vendredi 1er août 2014, sur les antennes d’Afrique média, la chaine de télévision panafricaine, il a été présenté la secte islamiste du Nigéria ne se reconnaissant pas dans les attaques de Kolofata. Affaire à suivre…