Le Sénégal, encore un des rares pays de l'Afrique de l'Ouest à ne pas être touché par le virus Ebola est sous une très haute surveillance des autorités sanitaires. Le gouvernement qui non seulement cherche à prendre les devants par une sensibilisation des populations apeurées et ameutées par les plus folles rumeurs sur cette grave maladie, mais aussi tente de montrer pattes blanches à la communauté internationale pour encore vendre la destination Sénégal et pour diverses autres raisons, notamment économiques. Avec l'approche de l'Aïd El Kabir et le pèlerinage aux lieux sait de l'Islam, une peur bleue habite surtout les autorités qui n'ont pas du tout intérêt à recenser le moindre cas de malade de ce mortel virus.

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Alors que d'une part des efforts sont faits par l'Etat sénégalais pour barrer la frontière au virus Ebola qui a décimé des populations dans pays frère comme la Guinée Conakry, une rumeurs ou plutôt une information d'un quotidien Sénégalais "La Tribune" a fait état de cinq cas supposés de malades atteints du mortel virus. Suffisant pour faire trembler tout le monde au Sénégal, à plus forte raison le gouvernement dont le ministre de la santé Eva Marie Cole Seck a vite fait de démentir l'information et de promettre une franche communication à la presse sénégalaise sur le sujet. Le journaliste qui avait d'ailleurs sorti l'information a été condamné par le tribunal à un an de prison avec sursis en plus d'une amende d'un million de francs CFA à payer. N'empêche, les sénégalais sont apeurés et certains demandent que les frontières soient fermées pour quelques temps.

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Au fait, qui est à l'abri de ce virus qui se transmet rapidement et dont il n'existe pas encore de vaccin ou de traitement spécifique? Dans ce monde devenu village où les personnes bougent et voyages comme elles veulent, quel pays peut réellement se permettre de se croire en sécurité? Aux frontières, dans les aéroports et autres entrées de chaque pays, les contrôles sont serrés mais rien n'est acquis d'avance.