Révélé en 1976, les premières épidémies de virus Ébola ont été perçues dans la province ouest-équatoriale du Soudan et au nord du Zaïre, actuel République démocratique du Congo.

Le virus Ébola appartient à la famille des filovirus, à laquelle appartient également le virus Marburg. Il compte cinq espèces qui sont le type Bundibugyo, le type Côte d’Ivoire, le type Reston, le type Soudan et le type Zaïre.

L’affection à virus Ébola est une maladie virale aiguë se caractérisant souvent par : l’apparition brutale d’une forte fièvre supérieure à 38,5°, une faiblesse intense, des douleurs musculaires, des maux de tête et une irritation de la gorge. Ces symptômes sont suivis de vomissements, de diarrhées, d’éruptions cutanées, d’insuffisance rénale et hépatique et, dans certains cas, d’hémorragies internes et externes.

Les flambées de fièvre hémorragique provoquées par le virus Ébola provoquent un taux de létalité de 25% à 90%.

Avec plus de 1700 cas de fièvre Ebola enregistrés par l’OMS dont 932 sont décédés l’Afrique de l’ouest est le foyer le plus inquiétant de par la vitesse de propagation qui y est constaté.

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Le Cameroun jouxtant la zone, dans la ville de Douala, une rumeur a fait état d’un cas suspect de patient infecté par le virus Ébola. Un message a d’ailleurs fait le tour des messageries téléphoniques, indiquant, «Attention et urgent ! Le virus Ebola a été découvert ce matin à l’hôpital Laquintinie de Douala. On demande d’éviter les fiévreux en ce moment. Envoi ce SMS autant que tu peux à tous ceux de ton répertoire. Alerte rouge». Tout recoupement fait, il n’en est rien. Car, comme le confirmera, lors d’un point de presse tenu vendredi dernier à Yaoundé, le ministre camerounais de la santé, Mama Fouda, «Au moment où je vous parle, aucun cas suspect n’est déclaré au Cameroun ». Toutefois, pour parer à toute éventualité, un plan de riposte élaboré, est actuellement mis en œuvre avec l’appui de l’Organisation Mondiale de la Santé, et bien d’autres partenaires.

Les mesures

Pour ce faire, dans tous les districts de santé frontaliers, et particulièrement en ce qui concerne les postes de santé frontaliers, relatifs aux principales portes d’entrée que sont nos frontières terrestres (même s'il n'est pas toujours facile de maîtriser les mouvements transfrontaliers), les aéroports et les ports, une surveillance a été raffermie. Une telle mesure rentrant dans le cadre d’un réseau de partenariat et d’échanges multiformes qui, en Afrique, concerne les pays touchés par Ébola, mais encore, tous les autres pays du continent qui en sont susceptible.

Outre ces circonspections, les hôpitaux Central de Yaoundé, Laquintinie de Douala et les hôpitaux régionaux de Bertoua, Bamenda, Garoua, Maroua, Limbé et Ngaoundéré comptent à ce jour des unités, clairement identifiées, de prise en charge et d’isolement des cas.

Perspectives

Un atelier qui s’est déroulé du 05 au 06 août 2014 à Douala, sous l’encadrement des experts de l’OMS Afro de GVC, a connu la participation des responsables régionaux du Ministère de la santé publique. Au cours dudit atelier, Les capacités de ces responsables ont été renforcées. Dans la même embrasure, seront organisées dans les prochains jours, des journées spécifiques d’imprégnation des médias, des forces de maintien de l’ordre etc.

La batterie tendant à rassurer l’opinion, sur les capacités et les mesures sanitaires du Cameroun face à l’épidémie d’Ébola semble donc en branle, pour, et on l’espère, un bouclier sûr jusqu’au terme de la crise. Du moins en attendant que le ZMapp états-unien, pour lequel l’OMS vient de donner son accord d’utilisation comme sérum expérimental ne fasse la preuve de ces capacités à cent pour cent.