Depuis que le nouveau président a pris sa fonction, il y a eut des hauts et des bas, plus de bas d'ailleurs que de hauts. Un premier #Gouvernement sous la houlette de J.M.A. puis un premier remaniement. Jusque là pas trop de problèmes, la France peut comprendre que parfois il faut savoir réviser sa copie, que l'on soit le premier ou le dernier. 

Après l'arrivée d'un "sauveur" providentiel au poste de Premier ministre, la composition d'une équipe de choc s'organise autour de la volonté "inébranlable" de la Présidence. Cette dernière devait ramener le calme et ouvrir des portes vers des améliorations. Rien à l'horizon, c'est toujours la même panique et de nouveau l'Elysée doit changer ses plans. Je bats les cartes, je donne les cartes...

Les contestataires quittent le navire "France" pour aller pécher dans des eaux plus claires, et une nouvelle équipe est fonctionnelle, heu, enfin  presque fonctionnelle.  Nouvelle donne, nouveau brassage, mais aucun changement à l'horizon, qui, de bleu azur, devient plus sombre chaque jour qui passe.  Avant de râler, attendons quelques jours, juste afin de voir comment ces gens à la botte gouvernementale vont tourner en rond afin de garder leur siège doré dans ce jeu de la chaise musicale.

Il est cependant une question que nous sommes en droit de nous poser : pourquoi les contestataires  doivent devenir muets dès leur installation dans un poste, ministériel ou pas ? Ne sommes-nous pas en République Démocratique ? Alors, pourquoi mettre à la porte les empêcheurs de tourner en rond ? Justement, parce qu'ils sont des empêcheurs de tourner en rond et leurs incartades verbales deviennent pas trop dérangeantes. Depuis quand la contestation n'est plus de mise et que le troupeau se doit de marcher derrière qui est sensé le conduire, se contentant de bêler à l'unisson ? Ce n'est plus une Démocratie, mais un embryon d'Etat totalitaire ! Oui, appelez ça comme vous le voulez, mais dès que la contestation n'est plus de mise, c'est le musellement et qui dit musellement dit silence. Le silence des agneaux ? J'ai bien peur comme beaucoup d'entre nous, que les intérêts français ne soient  plus au goût du jour, et que notre pas aligné à une Europe qui elle-même est happée par le souffle de la mondialisation.

Le Général de Gaulle parlait de la France avec amour, mais targuait les français comme étant incontrôlables, et que tout les événements perpétrés n'était que "chianlie". Colbert, ministre de Louis XIV s'exprima avec plus de fluidité dans le verbe, qualifiant La France d'ingouvernable.  Tous deux avaient raison et il est plus que temps de réagir avec décision et puissance, afin de retrouver ce qui a été perdu depuis des décennies.

Nous sommes en pleines commémorations des deux dernières guerres, et nous sommes obligés, même sans être "gaulliste" d'admettre  que notre pays avait un chef qui n'était aux ordres de personne, qui avait notion de la grandeur de La France, et qu'il n'était qu'au service de La France, au-delà même des français.

N'est-il pas temps venu d'élargir notre vision générale concernant nos intérêts et qu'enfin l'équipe gouvernementale soit enfin au diapason des désirs des français qui ont le sentiment que les dernières élections n'ont servi à rien, et que les oeillères sont demeurées en place.

Des hommes ont eu le courage de s'exprimer, et ils ont été remerciés. Belle façon de reconnaitre des états de services de qui ne plait plus. La France se doit d'être dépoussiérée, et retrouver sa place au sein de l'Europe unie dans son identité nationale. Il faut cesser la vision de l'asservissement à une cause qui n'est plus crédible dans sa conception actuelle. Reprendre les cartes, rebattre les cartes, et les redistribuer sans tricher.

Le climat est difficile, et nous avons assisté à un ballet de va et vient à Matignon, lors des "convocations" de possibles ministres dans la nouvelle équipe gouvernementale. Il en est beaucoup qui n'ont pas accepté "l'honneur" de dire oui. Ils savent, et sont dans l'attente d'un prochain renouvellement ministériel qui ne saurait tarder si le cap de la France n'est pas redressé rapidement. Un tour de Valls avant de quitter la piste ! Une valse à trois temps chantait Jacques Brel. Visionnaire l'artiste ? 

Depuis longtemps  La France n'avait pas vécu pareille crise politique et c'est ainsi que la IIIème République mourut, laissant place à la IVè. Messieurs Auriol, président, René Côty lui succédant, et la valse des gouvernements prenant le rythme d'une valse à mille temps. La France a le tournis. Il faut un changement rapide et profond. C'est le retour de Charles de Gaulle sur la scène politique française, mais c'est le marasme. Il a l'habitude, n'a-t-il pas gouverné la France juste quelques mois après la libération, à la tête d'un Gouvernement provisoire ?

Selon les rumeurs, Monsieur Mélenchon travaillerait à une future  VIè République, soit. Mais en attendant, il faut aller de l'avant.

Il faut que le pays retrouve la confiance qu'un Gouvernement est en droit d'attendre mais aujourd'hui ce n'est pas le cas. Ce n'est pas un ballet orchestré à la gloire d'une pensée refusée par la majorité qui changera quoi que ce soit, et bientôt, un nouveau changement devra se produire. C'est logique. Pas besoin d'être devin pour le voir.

Savez-vous que le Général de Gaulle revint au pouvoir en tant que Président par suite d'un coup d'Etat organisé autour de lui par ceux qui formaient "sa garde" et ce coup d'Etat partit d'Algérie?

Savez-vous qu'un autre coup d'Etat serait possible avec les données actuelles ? Si nous regardons de plus prêt ce qui se fomente, sous nos yeux, nous sommes en droit de penser que cela pourrait bien arriver. Il y en a eu d'autres autrefois.

Dans l'attente d'un réel changement, la nouvelle équipe va devoir se bouger et relever les manches, à l'image de ceux qui, après la victoire de la seconde guerre mondiale, prirent la tête de la nation, et affirmèrent que le relèvement de notre pays n'était pas utopique.  Le redressement eu lieu et nous conduisit dans la tête du peloton.

Ce n'est plus le temps des palabres mais celui des actions positives et visibles! Créons, produisons, achetons, en un mot comme en mille : que la France revive et renaisse de ses cendres. Il est temps d'accomplir ce qui demeure encore possible avant de vivre une "Valls à 3 temps."