Nouri Al-Maliki l’ancien premier ministre irakien a annoncé hier jeudi 14 aout renoncer à son ancien poste et soutenir le nouveau chef de gouvernement Haider Al-Abadi, après huit ans au pouvoir, Nouri Al-Maliki reconnait sa défaite et dit vouloir soutenir désormais Haider Al-Abadi, ça marque la fin d’une âpre bataille politique de cinq jours à Baghdâd.

Nouri Al-Maliki a fini par reculer. L’ancien premier ministre qui niait d’abandonner son poste a finalement jeté l’éponge hier soir.il a annoncé lors d’une allocution à la télévision « Je déclare devant vous aujourd’hui le retrait de ma candidature au profit de Haider Al-Abadi ». Il a dit qu’il cherchait à faciliter le processus politique. Nouri Al-Maliki n’avait guère plus le choix. D’ailleurs, l’actuel chef de gouvernement Haider Al-Abadi est considéré comme capable de constituer un gouvernement d’union pour pouvoir affronter la menace de l’Etat islamique.

Nouri Al-Maliki qui a été très critiqué par son autoritarisme, accusé de s’accrocher au pouvoir alors que le pays s’écroule auteur de lui, Al-Maliki voulait à tout prix d’avoir un troisième mandat malgré l’opposition de la majorité des irakiens.

Le nouveau chef de gouvernement Haider Al-Abidi avait reçu des massages de soutien du monde entier, il est perçu comme une figure beaucoup moins polarisante, capable d’unir les irakiens contre l’état islamique.

Le représentant spécial de l’ONU à Baghdâd, Nickolay Mladenov a salué la décision de Nouri Al-Maliki en disant « la décision prise par Nouri Al-Maliki , va permettre la formation d’un nouveau gouvernement, cela permettra un autre pas historique : une transition pacifique de gouvernement dans un pays qui a vécu tant de massacres et de violence ».

La situation humanitaire en irak est catastrophique :

La situation humanitaire en irak demeure affreuse, des centaines de milliers de personnes ont été tués et jetées sur les routes par l’Etat islamique.

Entre 20 000 à 30 000 personnes, en majorité de la minorité kurdophone et non musulmane des Yazides s’est retrouvées bloquées sans eau, sans nourriture et sans abri, Réfugiés dans les montagnes, des milliers de personnes tentent de survivre. Sous des températures qui dépasse parfois 50 degrés Celsius.

Le nouveau gouvernement irakien qui est présidé par le nouveau chef de gouvernement Haider-Al-Abidi aura la lourde tâche de freiner l’avancé de l’état islamique qui ont lancé le 9 juin dernier une offensive fulgurante dans le nord du pays en commençant par El mousal, s’emparant de larges pans de territoire irakien.