Aujourd’hui la maîtrise de la langue française est en déclin en Algérie, les étudiants algériens sont nombreux à échouer dans leurs études supérieures simplement parce qu’ils ne maîtrisent pas beaucoup la langue française, cette langue est victime d’un tas de représentations négatives.

C’est une autre épidémie qui frappe l’université algérienne, le niveau de la langue française chez les étudiants algériens s’est dégradé ces dernières années, la moitié des étudiants algériens sont vulnérables devant cette première langue étrangère enseignée dès le 4éme année primaire dans notre pays. « Rares sont les étudiants parmi nous qui maitrisent la langue française » dit Samia, étudiante en 3éme année traduction à l’université de Tlemcen. Les étudiants ont du mal à écrire correctement dans la langue française et les professeurs de l’université sont effarés par les copies remplies de fautes d’orthographe.

Beaucoup de nouveaux bacheliers se préparent l’été, ils étudient cette langue afin de s’améliorer avant la rentrée universitaire, « je me prépare dès maintenant, je n’ai pas un bon niveau dans cette langue, je dois acquérir un niveau suffisamment solide pour réussir mes études en médecin qui seront totalement en français » reconnait Nesrine qui vient d’avoir son bac cette année et qui se prépare pour sa première année universitaire. En médecine, plus que pour toute autre filière scientifique, le Français n’est pas qu’un gadget. Mais il est essentiel car il sert de moyen de communication, « c’est une langue importante pour un médecin algérien parce que tout est rédigé en Français : les ordonnances, les dossiers des patients etc. » réclame Asma, une étudiante en 6éme année médecine.

Les étudiants des régions de l’intérieure et du sud de l’Algérie ont un niveau un peu plus bas que ceux qui habitent dans les régions du nord, parce qu’ils n’ont pas eu une bonne formation lors de leur cursus scolaire, aussi que leurs parents sont pauvre au niveau de cette langue, ajoutant à cela le manque des professeurs de la langue française dans ces régions, donc pas étonnant que celle-ci produise des contingents d’étudiants en situation d’échec.

L’école algérienne échoue à enseigner correctement cette langue, mais la question qui se pose : à qui incombe cette défaillance ? Cette faiblesse est la conséquence de plusieurs facteurs certainement. Et chaque facteur doit assumer ses responsabilités aux fins d’espérer une éventuelle solution.

Cette faillite et cette faiblesse revient d’abord de la politique d’arabisation du pays, qui n’a pas été bien appliquée, les étudiants ont du mal à passer d’une scolarité totalement arabophone à une autre totalement francophone à l’université.

L’Algérie doit faire l’équilibre entre les deux langues et former les étudiants afin d’être bilingue, l’Algérie doit s’ouvrir à l’arabe moderne et renforcer l’apprentissage du français.