Le 25 Août 1944, Paris est enfin libéré, après un sursaut des combattants FFI et l'arrivée de la 2ème DB sous le commandement du Général Philippe Leclerc de Hautecloque. Paris vient d'échapper à une destruction massive ordonnée par Adolf Hitler, celui-ci vouant une haine viscérale envers la France et ce, depuis que l'Allemagne a dû capituler en 1918, après 4 années de lutte acharnée qui produisit un résultat de dizaine de millions de morts... Plus jamais ça !

En ce qui concerne le propos des soldats africains alimentant les Forces de la 2ème DB, la grande #Histoire fut bafouée parce qu'un antisémitisme grégaire des Etats Unis d'Amérique s'exprima de manière brutale.

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En effet, outrepassant le droit du combattant, quel que soit sa nationalité ou sa couleur de peau, alors que ce dernier permis l'accession à la victoire, le Haut Commandement américain obligea le général Leclerc à se défaire des 8000 soldats de l'Empire juste avant son entrée dans Paris.

Il est parfois des actions qui nous poursuivent alors que nous aimerions bien les oublier. Cette dernière concernant tous ces soldats volontaires, ou pas, est une injure envers eux, et La France devrait ne jamais oublier qu'un jour, elle a fait appel à ceux-là qui furent, aussitôt la victoire sur Paris obtenue, rejetés loin des honneurs et de la reconnaissance.

Paris martyrisé mais Paris délivré ! Certes ! Mais si nous sommes entrés dans des processus de travail de mémoire, souvenons-nous de la lâcheté de ceux-là qui n'osèrent pas opposer de refus à cette contrainte, alors que Leclerc, par exemple, avait exprimé haut et fort son abdication à la soumission due à l'Armée française telle qu'elle était soumise à l'occupant.

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Il avait osé, entraînant avec lui d'autres pareils à lui, alors pourquoi ne pas avoir haussé le ton et refuser l'absurdité de cette décision cruelle et injuste ? Parce que dû fait de sa composition de division blindée d'attaque, il n'était pas question, pour les américains, de laisser des noirs d'Afrique prendre Paris d'assaut même pour le libérer. Abject et absurde ! Mais le colonialisme ne s'improvise pas, pas plus que le ségrégationnisme séculier américain.

Ces braves parmi les braves, venant de Libreville, Brazzaville, du Cameroun, du Soudan... « C'est nous les africains qui arrivons de loin... » Le Maroc et ses Spahis, le Sénégal et ses artilleurs ! Le Gabon et le Tchad, l'Afrique Equatoriale, d'Oubangui... Des hommes, des femmes ! Artilleurs et Fusiliers marins, tous unis ! Ils composent également une partie des rangs de la 13ème demi-brigade de la Légion Etrangère et marche au rythme chaloupé du « boudin »,

Ils sont 18000 âmes composant les 5 Bataillons de marche, 15500 hommes de troupes et 2500 officiers et sous-officiers.

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Un même cœur, une même âme pour bouter l'occupant du sol français.

Ils ont été fidèles, jusqu'au bout de la France, en Lorraine, puis plus loin encore, jusqu'en Allemagne, et ils entrèrent dans le « nid d'aigle » d’Hitler. Tous frères d'armes !

Paris se libère de l'occupant allemand, mais en même temps, la 2ème DB libératrice va ignorer ceux qu'elle à conduit à la victoire : ces héros africains remisés parce qu'une politique de « blanchiment » d'armée est instruite. Ceux qui sont passés par Douala, au son de « La Marseillaise » se sont vus évincés lors de l'entrée dans Paris libéré ! En agissant ainsi, n'était-ce pas encore Paris martyrisé ?

Les ovations, les embrassades ? Pas pour eux ! Pour eux, d'autres affectations pour cacher la honte !

Ce qu'il faut retenir de cela, c'est que Leclerc n'eut pas d'autre choix que la soumission, la Paix plus grande que l'intérêt d'une poignée d'hommes, dixit le commandement américain. Pour eux, inacceptable simplement, pour Leclerc, je l'ignore, mais pour de Gaulle : ce fut non ! Et pour affirmer sa position de chef de guerre de la France Libre, il se produisit un fait d'arme historique dont il faut parler : le 18 Juin 1945, ce fut un bouquet de couleurs lors du défilé de la victoire, tous unis comme un seul homme, sous l'égide de celui qui avait cru à la victoire.

Et ce jour-là, l'honneur fut sauvé et ils répondaient tous : PRESENTS.