Travailler en Algérie, veut dire quoi ? quesqu’il faut avoir pour trouver un travail en Algérie ? Des compétences, l’expérience, un diplôme au moins, non, c’est vraiment plus que ça, chercher un travail en Algérie demande avant et malgré tout avoir des épaules comme on dit chez nous, être pistonné, connaitre quelqu’un, un proche dans le lieu où une personne dépose sa candidature.

Une étude a été réalisée en 2013 par l’office national des statistiques algérien (ONS) relève qu’une grande majorité des salariés algériens ont été recrutés grâce à l’appui d’une connaissance ou d’un proche. Près de 74% des employés ont eu recours à leurs relations personnelles ou familiales pour trouver l’emploi qu’ils exercent actuellement. Cette étude a portée sur 21 502 ménagés avec un total de 115 196 personnes sondées dont 82 962 étaient âgées de 15 ans et plus.

Beaucoup de jeunes de la société algérienne ont fait des tentatives vaines pour trouver un emploi, leurs efforts restent stériles, leurs discours se ressemblent, l’accès à la vie professionnelle est devenu une tache pénible, la preuve, la plupart des chômeurs interrogés l’attribuent à une réalité présente sur le marché algérien du travail, il s’agit du gabére, du piston. « La plupart des recrutements se fait par cette manière » déclare Karima qui chôme depuis 3ans, « si vous ne connaissez pas une personne dans le lieu où vous déposez votre candidature, ne vous attendez surtout pas à être pris, pour mon cas, j’ai trop espéré mais enfin je n’ai rien trouvé » réplique-t-elle.

Mohamed, quand à lui, diplômé en Français langue étrangère, s’est retourné vers le commerce après s’être retrouvé au chômage, « mes études m’ont pas servi à grand-chose, je me suis retrouvé au chômage donc j’ai décidé de faire du commerce avec mon père »

Nombreux sont les jeunes qui exercent des emplois qui n’ont pas de rapport avec leurs études actuellement puisqu’il est difficile de trouver un travail dans leur domaine d’étude.

Ce phénomène prend de l’ampleur, il est devenu même une habitude, une tradition gravée dans la mentalité de l’Algérien, même dans les autres secteurs, par exemple si quelqu’un a besoin d’un papier, de l’argent et il se dirige vers la poste ou la banque, ou la mairie etc. celui qui a des proches ou des connaissances qui travaillent la bas, passent directement et sans faire la queue alors que les autres attendent leur tour.