Le premier sommet Etats-Unis-Afrique a vécu les 5 et 6 août à Washington. La quarantaine de délégations de chefs d’Etat, de gouvernement et souverain invitée est rentrée avec la promesse de leur hôte, le patron de la Maison Blanche Barak Obama, de contribuer pour 33 milliards de dollars au développement du continent noir. Une alléchante perspective pour permettre aux Etats-Unis de rattraper leur retard sur l’Europe et la Chine. Du moins, Washington en a-t-elle l’intention…

Les promesses n’engagent que ceux qui y croient, dit un adage bien connu des Africains. Il est certain que beaucoup ont du se le ressasser à l’issue du premier sommet Usa-Afrique tenu ce début août dans la capitale fédérale américaine. Non pas qu’ils doutent de la volonté réellement des Américains de prendre pied dans le développement de l’Afrique. Seulement, avec les lourdeurs dans l’Administration du pays de l’Oncle Sam notamment en matière d’investissements, l’annonce de financements et les décaissements sont des étapes que peuvent séparer des années lumières.

Ainsi va l’Amérique où contrairement à l’idée que bien des gens peuvent s’en faire, le N°1 n’est pas aussi puissant que son pays sur l’échiquier mondial. Sa marge de manœuvre est déterminée par le Congrès. Toutefois, on ne saurait cracher ou fermer les yeux sur cet intérêt que les Etats-Unis nourrissent pour l’Amérique. Mieux vaut en effet être partenaire qu’ignoré voire ennemi de la Première Puissance Mondiale. D’autant plus que dans ce cas précis, tout l’honneur est pour l’Afrique, après que l’Europe a consolidé ses liens avec elle et que la Chine, puissance en affirmation, en ait fait une de ses principales terre de prédilection.

Les Etats-Unis courent donc vers le rattrapage d’un retard, en plus d’apporter la preuve, si encore besoin, que les théories présentant l’Afrique comme le continent de l’avenir ne sont ni fallacieuses, ni simplement propagandistes. Il restera à mieux affiner les stratégies et politiques fondant les velléités de ces puissances afin d’en faire tirer le meilleur profit à l’Afrique. Cela passe notamment par une convergence de vue de ses dirigeants sur des questions essentielles. Ce qu’a semblé leur dire le président Barack Obama en écartant tout de suite la possibilité de les recevoir en tête à tête. Suivront la prise en charge de lancinantes préoccupations comme le fièvre Ebola qui cause de nombreux morts en Afrique de l’Ouest et a obligé les présidents de la Sierra Leone, du Libéria de décliner leur participation au sommet de Washington. Qui, faut-il encore le rappel, a été d’abord une occasion de plancher sur les opportunités d’affaires en Afrique pour l’Amérique et les Américains. USA-Africa, Business Forum, avait-on bien intitulé en anglais.

Au terme des échanges avec leurs hôtes africains, les Américains ont visiblement été renforcés dans leurs sentiments. L’annonce par le président Barack Obama de 33 milliards de dollars, publics et privés, d’investissement en est le principal reflet. L’intention est émise, la traduction dans les faits…affaire à suivre.