Dans un communiqué parvenu dans diverses rédaction du Cameroun, Issa Tchiroma Bakary, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement Yang Philémon II, a annoncé la mort de plus d'une centaine de combattants de la secte islamiste nigériane Boko Haram lors d'une tentative d'incursion des insurgés sur le domaine territorial camerounais.

le communiqué précise que l'attaque a eu lieu «dans la journée du samedi 06 septembre 2014, aux environs de 13h, deux obus ont été tirés par des unités du groupe terroriste Boko Haram, sur la localité de Fotokol en territoire camerounais, dans la région de l'Extrême-Nord, immédiatement frontalière de celle de Gambaru située en territoire nigérian, aucune victime n'a été enregistrée côté camerounais à la suite de cette attaque».

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Dans la foulée, Issa Tchiroma Bakary précise que « Nos forces de défenses ont vigoureusement riposté par des tirs de mortiers dirigés contre les positions tenues par les unités du groupe terroriste Boko Haram à l'origine de l'attaque. Le bilan de la riposte camerounaise fait état de plus d'une centaine de morts dans les rangs des agresseurs, parmi lesquels se trouvent 02 personnes d'origine touareg qui ont été clairement identifiées. La puissance de la riposte camerounaise à cette attaque a été telle que les terroristes de Boko Haram ont dû reculer leurs positions à environ 7 kms de la ville frontalière de Gambaru, à l'intérieur du territoire nigérian». Un bilan plus que flatteur qui vient rassurer les populations sur l'aptitude de son armée à riposter aux agressions de la nébuleuse.

Si le bilan de la riposte camerounaise fait état de plus d'une centaine de morts dans les rangs des assaillants, aucune victime n'a été enregistrée côté camerounais à la suite de cette attaque, selon le porte-parole du gouvernement.

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Faits marquant

Les évènements comme l'indique le communiqué, se sont déroulé «dans la journée du samedi 06 septembre 2014, aux environs de 13h… ». Cependant ce n'est que lundi soir, que le communiqué sera lu sur les antennes de la radio d'Etat. Comment comprendre un tel gap dans la diligence de l'information ? Le porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, indique par le fait qu' « il n'était pas possible dans l'immédiat de confirmer cette information de source indépendante ». C'est donc proprement appréhender que l'autorisation de cette communication émane de la hiérarchie. Mais laquelle ? Demeure encore l'imbroglio, en ces temps de crise dans le septentrion.

La communication militaire

Selon les spécialistes de la communication en temps de crise guerrière, il serait de bon ton que la communication autour du phénomène Boko Haram passe à une autre phase. De ce fait, l'état-major de l'armée qui semble le mieux outillé en la matière, est appelé de toutes les forces, par les journalistes et autres hommes de média, à prendre les devants de la scène médiatique.

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Ce d'autant plus que de brillants communicateurs s'y retrouvent. Au-delà de ceux ci, c'est à tout le moins un colonel, voire un général qui est attendu sur ce front médiatique, afin de garantir, selon les spécialistes, une assurance des plus concertante au sein des troupes, mais aussi de la population.