Le 21 novembre 2014, le plan de numérotation téléphonique au Cameroun passe de 8 à 9 chiffres. C'est en substance, l'économie fait par le ministre des télécommunications, Monsieur Biyiti bi Essam, qu'accompagnait un panel d'officiel fort attrayant, avec en bonne place, Jean Louis Beh Mengué, le Directeur Général de l'ART, institution chargé de la régulation du secteur de la télécommunication et de la gestion du plan de numérotation national, lors de conférence de presse tenue à Yaoundé, ce 24 septembre 2014.

Le Cameroun passe ainsi à son troisième changement de plan de numérotation téléphonique, après les opérations de 6 chiffres à 7 chiffres intervenu en Juin 2001 puis de 7 à 8 chiffres en 2007.

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C'est donc dire combien le secteur de la téléphonie affiche une dynamique qui, selon les chroniqueurs, ne semblait quasiment pas prévisible, lors de la libéralisation de ce dernier, il y a environ treize ans.

Il s'agit d'une situation qui était envisagée et attendue depuis environ deux ans. En effet, depuis 2012, le plan de numérotation au Cameroun avait atteint voire dépassé le seuil de saturation de son espace téléphonique. Le phénomène, est de ce fait, matérialisé par l'épuisement des tranches de numéros alloués par chaque opérateur. Car à ce jour, c'est un peu plus de 16 000 000 d'abonnés au mobile qui constituent le répertoire national, tandis que l'on compte plus de 220 000 pour ce qui est du réseau filaire.

Selon les responsables en charge du secteur de la téléphonie, en septembre 2012, une réflexion au sujet de la saturation a eu lieu entre le Ministère des Postes et Télécommunications et les opérateurs Orange, Camtel, MTN puis, Viettel Cameroun rejoindra les trois premiers, sur cette table des débats.

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A cet effet, des ajustements techniques liés à pareille opération, étaient à engager. Jean Louis Beh Mengué, le directeur général de l'Agence de régulation des télécommunications (ART), commettait ainsi un avis de consultation international pour la fourniture, l'installation et l'exploitation d'une base de données centralisée, en vue de la gestion de la portabilité des numéros mobiles au Cameroun, en droite ligne de la loi de 2010 régissant les communications électroniques au Cameroun et du décret du 14 juin 2012 fixant les conditions de portabilité des numéros mobiles au Cameroun. Cependant, les opérateurs du secteur de la téléphonie au Cameroun ce devait de s'arrimer dans les délais initiaux, ce qui n'a pas toujours été le cas.

La préfixation

À la faveur de ce basculement, si pour la Camtel l'opérateur public de la téléphonie filaire il est prévu le préfixe 2 (quoique des indiscrétions de l'ART n'excluent pas un deuxième préfixe, 3 en l'occurrence, pour cet opérateur), tous les autres opérateurs (Orange, MTN, Camtel à travers son réseau CTphone, et le tout dernier, Viettel Cameroun, à travers sa filiale Nexttel qui a lancé ses activités le 12 septembre dernier)de la téléphonie mobile sur le territoire national composeront désormais avec le préfixe 6.

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Un préfixe pour tous les opérateurs de téléphonie mobile, la situation embarrasse tout de même les usagers qui avaient pris l'habitude lors des dernières mutations de voir un numéro préfixe par opérateur, qui le distinguait effectivement des autres.

Aspects connexes

Avec le nouveau plan de numérotation bientôt effectif, il est pris en considération de nombreux aspects, parmi tant d'autres, revendiqués par les populations. Ainsi, il est question de s'arrimer aux dispositions de la nouvelle loi sur les communications électroniques qui introduisent des services innovants. Le choix d'un plan organisé par service, lui qui est un sujet capital permettant une plus grande lisibilité sur la nature des services offerts ainsi que leur tarification ; c'est dans ce sens que le ministre indique que désormais l'obligation de l'annonce du coût déduit et le reste du capital des montants, à chaque appel et de chaque service devront être dévoilé aux usagers, après opération ; tout chose qui matérialisé dans le cahier de charges de ces opérateurs.

Il est également question du développement des communications entre les machines (M2M)1 et terminaux connectés à internet comme facteur aggravant la saturation du plan de numération mobil ; de l'apparition des applications à l'instar de l'envoi des sms en cas d'accident ; de l'organisation des géographique des numéros sur le réseau filière de Camtel ; de la différenciation des Services fixes et CT phone de Camtel, afin d'éviter la confusion constatée à cet effet ; et de la prévision des réserves importantes pour le futur, entre autres.

A travers la nouvelle donne en matière de numérotation téléphonique au Cameroun, le consommateur peut entrevoir des prix qui vont baisser. Tel semble amorcé avec le nouvel opérateur qui affiche déjà une réduction d'environ 25% des prix effectués.