L'avion de Malaysia Airlines qui s'est écrasé sur une zone de guerre dans l'est de l'Ukraine en juillet a été frappé par des « objets à haute énergie provenant de l'extérieur de l'appareil », c'est ce qu'on affirmé des fonctionnaires néerlandais menant une enquête sur l'accident dans un rapport préliminaire publié aujourd'hui.

Le résultat est cohérent avec les théories que l'avion de ligne ait été abattu par un missile. Les enquêteurs néerlandais de la Commission de la sécurité ont rapporté que les objets ont heurté le cockpit et le fuselage avant de l'avion en direction de l'est, suggérant fortement qu'ils ont été tirés de l'Ukraine ou de à partir de l'ouest de la Russie.

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Les enquêteurs n'ont pas identifié la source des fragments qui ont frappé l'avion ou encore qui était précisément le responsable de leur lancement.

L'équipe d'enquête, qui est basée à La Haye, a également ajouté une critique concernant les enregistreurs de vol de l'avion, ou « boîtes noires » en disant qu'elle n'a trouvé aucune preuve de défaillance mécanique ou une erreur du pilote qui aurait pu être responsable de l'accident.

« Pendant l'écoute intégrale des communications enregistrées entre les membres de l'équipage dans le cockpit, aucun signe de défaillances techniques ou de situation d'urgence n'a été révélé », a souligné le rapport. « Aucun signal d'avertissement pouvant indiquer de problèmes techniques n'a été entendu dans le cockpit ».

Le vol avait décollé d'Amsterdam à destination de Kuala Lumpur, en Malaisie, où l'avion a disparu du ciel le 17 juillet puis s'est écrasé sur le territoire contrôlé par les rebelles pro-russes, tuant les 298 personnes à bord, dont les deux tiers étaient des citoyens néerlandais.

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Les Etats-Unis et l'Ukraine ont accusé les séparatistes d'avoir tiré un puissant missile sol-air fourni par l'armée russe.

Cependant, Moscou a publiquement nié ces allégations et certains responsables russes sont allés jusqu'à suggérer que l'avion ait été abattu par l'armée ukrainienne.

D'intenses combats ont eu lieu dans la zone où l'avion, un Boeing 777, s'est écrasé. L'accès des enquêteurs sur les lieux de l'accident a été très limité au lendemain de l'accident. Pendant des jours, des corps et des débris ont été éparpillés à travers les champs près d'une zone séparatiste contrôlée non loin de la frontière avec la Russie.

Une grande partie du lieu de l'accident a été laissée sans surveillance et accessible aux journalistes ainsi que les personnes en deuil et curieuses, ce qui fait craindre que des preuves importantes peuvent avoir été altérées.

Bien que consternés par les conditions dangereuses qui ont compliqué leur travail, les enquêteurs néerlandais ont reçu une mine de photo sur place et des preuves vidéo, ainsi que des données provenant de satellites et radars militaires.