La violence sexuelle n’a rien avoir avec le désir sexuel, c’est une des armes très efficaces pour détruire et dégrader l’autre, le réduire à l’état d’objet et d’esclave. Le viol est la mise en scène de meurtre et il est de plus en plus utilisé comme arme de guerre. Il s’agit de violence à caractère sexuel avec un contact physique, commis par un ou plusieurs personnes avec violence, contrainte, menace et surprise.

Le viol pendant les guerres ont toujours existé, depuis longtemps, ce type de violences sont assimilés au pillage. On viole des femmes, des petites filles et aussi depuis peu des bébés. On viole collectivement, en public pour terroriser. Le corps des femmes est perçu comme partie du territoire conquis. Il est considéré comme un butin de guerre.

Cette pratique tend à se répandre aujourd’hui dans les conflits. A cette époque, les violences sexuelles sont devenues une véritable tactique de guerre. Aujourd’hui, 80% des victimes des conflits armés contemporains sont beaucoup plus souvent des civils dont la plupart sont des femmes et des enfants. Les femmes en particulier, peuvent affronter des formes destructives de violence sexuelle qui sont dans la plupart des cas exploitées systématiquement pour atteindre des objectifs politiques ou même militaires.

La violence sexuelle commise en temps de guerre a très souvent pour but de terroriser la population, de détruire les communautés, de briser les familles, les faire peur, et dans certain cas, de changer la composition ethnique de la génération qui va suivre.

Ce viol en situation de conflit est une des armes de guerre les plus dangereux. Ce terme ne suffit pas pour décrire la situation, car le viol dans ce genre de cas ne répond pas à des désires sexuelles, il est pratiquement forcé. Le viol massif et stratégique a brisé des familles, des communautés entières. Il est aussi efficace puisque il détruit et stigmatise la personne violée.

Et après la guerre ?

Même après de la guerre, les impacts de la violence sexuelle poursuivent, notamment la grossesse non désirée, les infections sexuellement transmissibles. Il faut prend en compte ces cas et répondre aux besoins des survivantes par les soins médicaux, traitement du VIH, recours juridique, appui psychologique et aide économique.

Quelle justice ?

Pour la justice internationale, le viol est considéré comme un crime de guerre et aussi comme un crime contre l’humanité, le tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie TPIY est la première instance judiciaire qui a nettement pris en compte les violences sexuelles infligés en temps de guerre.