Le viol n'est pas nouveau, seule sa perception modernisée à changé.

A l'origine, le viol était une pratique incontournable puisqu'il s'apparentait à un droit antique, selon le principe de "butin" ou encore de "prise de guerre" par un conquérant.C'est un acte barbare dont les répercussions peuvent être dramatiques, et que nous avons bien du mal à cataloguer comme "crimes de guerre". Nous pouvons dire que le viol est assujetti à la violence rencontrée sur un champ de bataille, mais rien n'oblige les vainqueurs à contraindre les peuples vaincus par pareille humiliation. En de telles circonstances, le viol, individuel ou bien collectif, s'apparente à un acte calculé et mesuré, dans la pensée des "chefs de guerre" modernes ou non.

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Ici le viol est synonyme de meurtre. Violer devient un droit incontournable et surtout incontestable. C'est la récompense pour service rendu à la nation, sa prise de guerre, son butin dont il va jouir à sa guise.

Quand le viol individuel ou collectif devient une arme de guerre puissante.

Derrière ces actions méprisables un objectif bien particulier se cache, qui consiste à déstabiliser les populations civiles, dans un asservissement sexuel répugnant pour la victime. Ce qui l'est davantage, c'est le silence à peine traversé par quelques mouvements de révoltes d'indignés, trouvant insupportable le laxisme opposé à la violence, jugeant irresponsables les dirigeants des nations silencieuses.

Il n'est pas acceptable que les cris des victimes soient étouffés par les mains de ceux qui seraient censés les protéger et qui les martyrisent dans le grand silence hypocrite des dirigeants planétaires, qui se réunissent de temps en temps dans des sommets ou sera évoqué le drame mais ou aucune solution ne filtrera.

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Cependant, suite aux exactions commises au Libéria, lors de la guerre civile d'il y a 10 ans, il est apparu que de nombreux viols apparentés à ces "viols de guerre" étaient toujours en constante augmentation. C'est ainsi que la Cour internationale a prononcé un verdict sévère mais juste : crimes de guerre.

L'O.D.I. (Institut pour le développement en outre-mer) a créé un rapport constatant les faits. Mais est-ce tout ce qu'il fallait accomplir non seulement pour condamner l'action mais aussi les acteurs?

Une pensée visant à rendre les actes de violences physiques subies par les populations victimes moins diaboliques, mais qui met en évidence un surentraînement des hommes portant l'uniforme. Doivent-ils pour autant être exemptés de ce qui les attend s'ils sont jugés coupables, donc responsables?

Ne nous leurrons pas, il existe ce genre d'individus sur tous les champs de batailles, c'est évident.

Le viol a été banalisé par le biais d'une vulgarisation médiatique. J'y pense et puis j'oublie...

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Ainsi va la vie! Après avoir pris des renseignements un peu partout, et visualisé certains documents, j'ai été écœurée devant l'ampleur du drame qui se vit dans tous les pays occupés. Il ne peut pas y avoir de compromis avec ceux qui se dégradent de telle manière, en oubliant qu'eux aussi sont des êtres de chair et de sang, des hommes tout simplement.

Le viol sans limites, sans frontières, sans tabous; tous logés à la même enseigne.

Les victimes de ces violences sexuelles sont marquées à jamais d'un sceau indélébile, tant dans leur chair que dans leur âme. Au- delà de ces meurtrissures s'ajoutent celles qui leur sont infligés par leurs proches, honteux d'une honte qui ne leur appartient pas, allant jusqu'à rejeter l'objet de leur mépris (encore) marqué comme d'une lèpre.

Faisons cesser ces abus destructeurs avant qu'eux-mêmes ne détruisent nos sociétés, soumises à pareilles possibilités. Nul n'est à l'abri de rien aujourd'hui. Que les gouvernements aient suffisamment d'audace et de cœur pour organiser des traques et punir les coupables. Peu importe leur identité, tout comme il en fut pour les nazis.

A l'ère des microprocesseurs, du "net" et des réseaux sociaux, il serait enfin bon de décréter, de manière unanime, que le temps des "Seigneurs de guerre" est terminé.