Le président Barack Obama a autorisé le début des frappes aériennes américaines en Syrie et a élargi une campagne de bombardements en Irak pour « finalement dégrader et détruire » des militants islamistes qui ont récemment décapité deux Américains.



Le président Barack Obama a proposé une offensive militaire considérablement élargie contre l'Etat islamique à un moment où la nation est profondément préoccupée par les nouvelles menaces qui pèsent sur le pays.



Ces décisions, présentées hier dans un discours en prime time à la nation à la veille du 13e anniversaire des attentats terroristes du 11 septembre, approfondissent considérablement l'engagement militaire américain au Moyen-Orient.

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Elles marquent aussi une reconnaissance par M. Obama que l'intensité de la menace du groupe militant de l'État islamique requiert un conflit ouvert de long terme alors qu'il a résisté depuis sa prise de fonction après sa campagne pour la Maison Blanche en disant qu'il essaiera d'éviter au maximum.



En demandant aux Américains de soutenir une autre incursion militaire dans le Moyen-Orient, M. Obama a expliqué que sa stratégie de lutte contre l'État islamique serait renforcée par une coalition de pays arabes et européens. Son plan s'appuie sur son autorisation en Août à faire des frappes aériennes en Irak pour protéger le personnel américain menacé par l'Etat islamique et pour fournir une assistance humanitaire aux Irakiens assiégés.



M. Obama a ajouté que le but des États-Unis est maintenant d'aider les Irakiens à reprendre possession de grandes étendues de territoire.

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Le groupe a fait un dépassement rapide ces derniers mois depuis le débordement de son fief en Syrie voisine. Le discours de M. Obama ouvre la voie à des premières frappes américaines dans des bases du groupe en Syrie.



« L'Amérique va mener une large coalition pour faire reculer cette menace terroriste », a confirmé M. Obama dans son discours à la Maison Blanche. Je ne vais pas hésiter à prendre des mesures contre l'Etat islamique en Syrie, ainsi que l'Irak. C'est un principe de base de ma présidence: Si vous menacez l'Amérique, vous ne trouverez pas de refuge sûr ».



Yoshihide Suga, secrétaire en chef du Cabinet du Japon, a exprimé le soutien de son gouvernement pour le plan du président Barack Obama pour lutter contre les militants de l'Etat islamique en Irak et en Syrie.



Toutefois, le président n'a pas de calendrier pour la nouvelle lutte américaine contre ce qu'il a décrit comme « une organisation terroriste » avec des membres « uniques dans leur brutalité ».



En plus de lancer des frappes aériennes contre les militants en Syrie, M. Obama a promis une nouvelle dose de soutien aux combattants syriens modérés qui luttent également le groupe extrémiste. Prises ensemble, ces étapes attirent les Etats-Unis de plus vers la guerre civile syrienne volatile et ouvrent un nouveau front pour les efforts américains dans la région.