L'artiste plasticien camerounais William Kayo a choisi la ville de Yaoundé pour exposer une collection de 12 toiles dénommée ''Chroniques sahéliennes''. Le vernissage de l'exposition a eu lieu le jeudi 11 septembre 2014 dès 18h30 à l'Institut français du Cameroun (IFC), sis à l'avenue du président Ahmadou Ahidjo. La présentation, ouverte au grand public, est programmée pour aller jusqu'au samedi 04 octobre 2014.

Matières et couleurs

La presse et un grand nombre d'invités ou de connaisseurs se sont retrouvés pour déguster les délices d'une création artistique qui ne laisse pas indifférent : une combinaison de matières et de couleurs avec une forte dose de matériaux de récupération où l'on distingue sans aucun doute des fibres de toile, de la sciure de bois, du papier ou du fil de fer ''réagissant au déplacement tant visuel qu'à celui de l'éclairage''.

Publicité
Publicité

Retour aux sources

William Kayo, né le 14 juin 1968 à Garoua dans la région du nord Cameroun, ni nie pas son origine sahélienne bien que se définissant lui-même comme citoyen du monde. Au contraire, il puise beaucoup plus dans les profondeurs de son environnement socio-culturel, pour ensuite prêter une oreille attentive à sa riche expérience accumulée dans les méandres des voyages et des influences picturales. Et le résultat est là : magique !

Contradictions humaines

La collection Chroniques sahéliennes donne à son créateur de savourer des instants de vie, de repenser l'existence et dans une certaine mesure, de s'interroger sur l'humain et ses contradictions. Comment l'être humain appréhende-t-il la famille, l'internet, la société... ? Et ces histoires de codes, chiffres et autres nouveaux numériques qui pèsent sur notre quotidien comme une fatale épée de Damoclès ? Comment faire face à une réalité humaine pleine de contradiction et de divergence ? S'adapter à son époque se révèle de plus en plus comme étant un challenge perpétuel.

Publicité

Mais William Kayo ne s'en affole pas pour autant. Il a su garder un calme étonnant au regard de l'immensité des défis à relever, une maîtrise qui serait le fruit d'une rigueur professionnelle acquise lors de son passage à l'Institut de formation artistique de Mbalmayo (sud Cameroun).