Une mission dévaluation de l'infrastructure réglementaire du Cameroun (IRRS Cameroon Mission) en matière de radioprotection vient de séjourner dans le triangle national camerounais. Du 12 à 21 octobre 2014, les neuf auditeurs de cette mission de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) ont travaillé en collaboration avec les cadres de l'Agence Nationale de la Radioprotection (ANRP), en ce qui concerne l'évaluation de l'infrastructure nationale de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques.

Une dizaine de jours pendant laquelle la mission aura visité divers sites susceptibles de radioactivité, en l'occurrence, les hôpitaux généraux de la ville de Douala et de celle de Yaoundé, l'hôpital Central de la même ville, entre autres endroits examinés

A la question de savoir la raison réelle de cette inspection, Lund Ingemar, le team leader de cette équipe de l'AIEA, avoue n'être pas venu inspecter les travaux à proprement dite des institutions visitées, mais bien plus les conditions dans lesquelles ceux en charge du matériel produisant des émissions de rayonnements ionisants travaillent.

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C'est donc dire que cette mission n'aura effectué autre inspection qu'une vérification du cadre réglementaire en vigueur au Cameroun.

L'Agence Nationale de Radioprotection (ANRP), au vu du résultat pas très flatteur que dégage cette inspection, reconnait que le cadre réglementaire devra être amélioré au Cameroun. Dans le même temps, ayant elle-même effectué un examen de la situation sur le terrain, l'ANRP a récemment décidé de l'arrêt d'un service dont les machines étaient atteintes d'un dysfonctionnement très avancé. De même, un personnel manipulateur en radiologie à l'hôpital Central de Yaoundé, a été, par l'action de l'ANRP, affecté hors de ce service afin de lui évier des répercutions telles que le cancer, du fait d'une exposition aux rayonnements ionisants, pendant plus d'un an.

Cependant, le Cameroun est-il bien outillé afin d'assurer une bonne radioprotection ? Les responsables de l'ANRP, qui ne répondent ni par l'affirmative, ni par la négative, prétendent le Cameroun tutoyer, en la matière, d'autres pays du monde.

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Ce d'autant plus que « tous les pays reçoivent les mêmes instructions de l'AIEA » qui se serait engagé à mettre à niveau tous ses pays membres. En outre, il faudra compter avec l'interconnexion de toutes les structures regardantes de la chose nucléaire. Ce qui permet, à en croire l'ANRP, de se mettre aux standards internationaux.

Raison pour laquelle, Madame le Secrétaire général du Ministère de la Recherche Scientifique et de l'Innovation du Cameroun, représentante de la Ministre empêchée, en a profité pour « réitérer l'obligation de tous les utilisateurs des sources de rayonnements ionisants au Cameroun à bien intégrer le respect des règles de radioprotection pendant la mise en œuvre des différentes pratiques autorisées par l'autorité réglementaire. C'est une conditions sine qua non pour maîtriser les effets stochastiques des rayonnements ionisants auxquels s'attaquent les principes de la radioprotection ».