Dans ce pays de 13 millions d'habitants composés à plus de 95% de musulmans, une partie a prié le samedi 4 octobre et le reste le lendemain dimanche.

Une communauté, plusieurs célébrations…Ce qualificatif est devenu très usuel dans la désignation des fêtes religieuses musulmanes au Sénégal. Qu'il s'agisse de la Korité marquant la fin du mois de Ramadan ou de la fête du sacrifice dite Tabaski, une démarche uniforme a rarement été observée. Cette année n'y aura donc pas échappé. La tradition est tellement bien établie dans ce sens que la célébration à l'unisson a pris des allures d'exception alors qu'elle aurait du être la règle.

Concernant les raisons à propos de cette célébration dispersée, le premier groupe de musulmans a argué un alignement sur la montée à Arafat, étape importante du pèlerinage à La Mecque, et donc l'Arabie Saoudite terre d'accueil des Lieux Saints de l'Islam.

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La seconde vague quant à elle, plus nombreuse et en fête le dimanche 5 octobre, a écouté la Commission de Concertation sur le Croissant Lunaire. Une structure composée de représentants des différentes familles religieuses et qui donne un avis suivi à l'occasion des fêtes islamiques. L'entité est autant célèbre, écoutée que contestée, des voix autorisées demandant même sa dissolution pure et simple.

En tout état de cause, une célébration de fête religieuse musulmane juste en deux vagues est comme un moindre mal. Etant entendu que par le passé, Tabaski, Korité, Achoura, entre autres fêtes musulmanes plus connues, ont été célébrées au Sénégal jusqu'à trois vagues différentes, sur autant de jours. A ces occasions, il entrait notamment en ligne de compte l'avis, communément appelée Ndiguel, des chefs religieux sans lesquels les disciples ou talibés ne font rien ou presque.

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Cette comme par le passé, une des grandes prières a été que Dieu fasse se retrouver les Sénégalais pour une célébration de Tabaski à l'unisson. Idem pour toutes les autres fêtes musulmanes.