Comice agro-pastoral d’Ebolowa en 2011, Paul Biya, le président de la république camerounaise lançait un appel d’urgence, en direction des opérateurs du secteur agricole, pour la mutation vers une agriculture dite de seconde génération. La Chambre d’Agriculture, des Pêches, de l’Elevage et des Forêts du Cameroun (CAPEF), saisissant la balle au vol, traduit cette aspiration du Chef de l’État du Cameroun en un projet baptisé Salon International du Machinisme Agricole au Cameroun (SIMAC).

Le Salon International du Machinisme Agricole au Cameroun connaitra sa première édition au courant du mois de juin 2015. Du moins pour ce qui est des prévisions.

L’évènement qui se déroulera au Palais des congrès de Nkolnyada dans la ville de Yaoundé, aura pour thème « Révolution Agricole : les Enjeux et Défis d’une Agriculture Performante et Durable ».

En sa qualité de structure consulaire, pour ce fait marquant, la CAPEF vise le regroupement des professionnels des machines et des potentiels utilisateurs de celles-ci, s’ils ne le sont déjà, autour de cet évènement dans le but d’une bien meilleure promotion et davantage à une incitation plus grande à la mécanisation du secteur agricole au Cameroun.

Cinq pavillons constitueront les épicentres d’échanges spécialisés durant le Salon. Il s’agit du pavillon de la coopération internationale dans lequel se déroulera des ateliers et colloques autour des résultats et acquis par les pays émergents et que peut exploiter le Cameroun, pour la réussite de sa révolution verte; le pavillon du machinisme agricole, de l’irrigation et de l’innovation quant à lui, sera le socle des échanges autour des différentes offres concernant la mécanisation, les équipements de transformation des produits agricoles, le matériel de mise en valeur des parcelles ainsi que les méthodes culturales entre autres ; le troisième pavillon permettra de mettre en exergue les métiers de l’agriculture afin de susciter des vocations et conforter les orientations ; quant au quatrième pavillon relatif à l’agroalimentaire et les saveurs du terroir, il consistera en l’étalage de la diversité et de la qualité des produits agricoles du Cameroun pour d’éventuel échanges commerciaux, mais également il y sera question de d’incitation à la transformation et au conditionnement des produits locaux ; le cinquième et dernier pavillon, regroupant les partenaires au développement et bien d’autres structures d’accompagnement aux initiatives de développement local, portera sur la banque des projets agricoles de la CAPEF et du financement du monde rural.