Les responsables de la santé du Texas ont ordonné à toute personne qui est entrée dans la chambre du premier patient atteint d'Ebola dans un hôpital de Dallas de ne pas voyager en transport en commun, y compris en avion, bateau, bus ou en train, ou même visiter l'épicerie, les restaurants ou les théâtres pendant 21 jours, jusqu'à ce que le danger de développer le virus Ebola soit passé.

Ces instructions émises jeudi soir couvrent plus de 70 travailleurs de la santé impliqués dans les soins accordés au Libérien qui est devenu le premier patient avec un test positif pour le virus Ebola aux États-Unis.

Les représentants de l'Etat commencent à renforcer les restrictions pour faire face à la crise de l'Ébola.

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Les fonctionnaires de l'administration ont expliqué ce vendredi que le président Barack Obama va nommer un chef de cabinet des vice-présidents Joe Biden et Al Gore pour être le nouveau « tsar Ebola » qui coordonnera la réponse du gouvernement à l'urgence médicale.

Âgé de 42 ans, le patient Libérien est décédé le 8 octobre à Dallas. Les travailleurs de l'hôpital ont reçu l'ordre de se soumettre à la surveillance deux fois par jour, dont un face-à-face.

Le ministère de la Santé a dit que tout le monde n'ayant pas respecté les règles « peut faire l'objet d'une ordonnance de contrôle des maladies transmissibles ». On a demandé aux travailleurs de la santé à signer une reconnaissance écrite de la direction quand ils apparaissent pour la surveillance.

Les nouvelles règles ont été émises à la suite de rapports que l'une des infirmières de l'hôpital qui ont traité le patient Libérien s'est ensuite rendue à Cleveland puis a pris un vol de retour le 13 octobre avec Frontier Airlines en dépit d'une faible fièvre indiquant le début possible d'Ebola.

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L'infirmière, qui a été testée positivement ce mardi pour le virus Ebola, a été hospitalisée à Dallas, puis transférée à l'hôpital de l'Université Emory à Atlanta. Une autre infirmière, âgée de 26 ans, était la première portant un résultat positif et a été transférée à l'Institut national de la santé de Bethesda, dans le Maryland.

Avant l'ordonnance de jeudi, les travailleurs de la santé impliqués dans l'affaire du patient Libérien avaient seulement été invités à s'autocontrôler par rapport aux symptômes d'infection après que deux infirmières aient été diagnostiquées avec le virus.