En attendant les résultats officiels, les sondeurs d'opinions ont publié les décomptes provisoires obtenus par échantillonnage sur plusieurs régions ; Deux partis, déjà annoncés favoris depuis quelques mois, partagent environ les deux-tiers du nombre total des votants : 37% pour « NIDAA TOUNES » et 26% pour « ENNAHDHA », selon Sigma Conseil.

Le Front Populaire, l'Union Patriotique Libre et « AFEK TOUNES » complètent le top cinq. Hormis, le Front Populaire qui a gardé cette même position selon les derniers sondages d'opinions, les deux autres partis, et à la surprise générale, se sont accaparés les parts des suffrages au détriment du Congrès pour la République, ETTAKATTOL, qui ont formé la Troïka avec « ENNAHDHA », et EJOMHOURI.

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A la télévision nationale locale comme dans les chaines privées, chaque parti se déclare vainqueur et nie la véracité de ces résultats, non officielles, disent-ils, en particulier NIDAA et ENNADHA, alors que l'écart entre les deux partis est indéniable en faveur de NIDAA. Plusieurs autres partis ont carrément contesté les résultats et ont fait allusion aux infractions enregistrées lors des élections.

D'après les observateurs, tels que ATIDE et MOURAKIBOUN, quelques dépassements ont été observés dans les différents bureaux de vote. L'on a noté l'absence de neutralité des membres dans certains bureaux de vote, la distribution des listes électorales devant les centres de vote, le recours aux pots de vin pour l'achat des voix, l'exhibition de banderoles et de tee-shirts dans les rues, et un ou de cas de dépassement grave se limitant à une personne a tenté de voler la feuille de vote pour la faire dupliquer et une autre candidate qui s'est passer pour la directrice du bureau de vote.

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Toutefois, tous les observateurs « étrangers » ont déclaré que ces élections ont été parfaitement démocratiques et ont félicité la Tunisie pour sa deuxième république.

NIDAA TOUNES, par le biais de ses têtes de liste, a déclaré qu'une association avec ENNAHDHA n'est pas envisageable et que la victoire réelle de ces élections est le retour du leadership aux forces modernistes au détriment de l'islam politique. #Élections

JAOUHER BEN MBAREK, le leader du réseau DESTOURNA, se voit craintif à l'issue du scrutin dans la mesure où la majorité des partis « gagnants » ont une tendance libérale à l'inverse du schéma politique classique Gauche-droite ajoutée à la bipolarité du pouvoir.