Tel est pris qui croyais prendre!

Le Burkina Faso, cité comme "état stable" fait la une des journaux.  En effet, son "ex-président" Blaise Compaoré vient d'être "mis à la porte" du pouvoir par un peuple lassé des manipulations touchant à sa Constitution. Un nouvel homme fort prend sa place. C'est un retour en arrière.

Il y à 27 ans de cela,  Blaise Compaoré pris le pouvoir par la force, un "coup d'état" en somme, le 15 Octobre 1987, officialisé "démocratiquement" le 1er Décembre 1991. Le scrutin contesté fut boycotté par l'opposition.  Très vite il se distingua par ses actions fortement sanctionnées par le peuple qui lui reprocha entre autre autre une part active dans la mort du journaliste Norbert Zongo en 1998, ce qui ébranla son autorité présidentielle.

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Une autre implication le lia au meurtre de Thomas Sankara, président renversé par l'action de force menée par des militaires dont Blaise Compaoré. 

Il fit tant et bien qu'une certaine stabilité s'instaura dans le pays, mais son désir  d'assoir un pouvoir de façon autoritaire, sa volonté étant de défaire la Constitution présente afin de s'octroyer le droit légitime de garder le pouvoir pendant encore 11 années, lui fit commettre une imprudence révélée fatale, précipitant ainsi  sa perte, sa chute étant provoquée par le mécontentement populaire.  La nation en a décidé autrement, et parce qu'il a eut les dents longues, Blaise Compaoré a été dans l'obligation de fuir précipitamment.

Nous connaissons la part active de La France lors de l'entrevue à Paris, du président Hollande et du président Compaoré.

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F. Hollande déconseillant vivement à son homologue burkinabé de ne pas procéder à la révision de la Constitution pour agrément personnel. Message non reçu, nous connaissons la suite.

Un pouvoir militaire controversé par plusieurs.

L'armée, jointe à la foule exacerbée, pris le pouvoir en destituant le Président B. Compaoré; Deux chefs se prononcèrent alors comme étant les remplaçants naturels du président déchu. Toutefois, quelques heures après coup, c'est le nom de Issac Zida, lieutenant-colonel qui émerge et c'est lui qui va devenir le nouvel "homme fort" du nouveau régime burkinabé, prenant  la tête du pouvoir militaire en tant que chef du Burkina. Cette position est vivement décriée par les Instances de l'Union Africaine qui avertit avec vigueur la "junte militaire" en faisant fortement pression sur le pouvoir établit.

Il en est ainsi de nombreuses nations dont La France qui avertit que seule une élection "civile" aura de la valeur.

Malgré tout ce remue-ménage national et international, les militaires sont installés, et bien installés, dans le palais présidentiel à Ouagadougou et ce, depuis ce Vendredi soir.

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Tout a été rapide, mais pourtant, c'est un feu qui couvait depuis quelques temps déjà, et dont l'embrasement ne surprend que bien peu de monde.

L'arroseur arrosé !

Tel est le titre d'un film français venu tout droit du savoir-faire des frères Lumière en 1895, met en situation burlesque un individu maladroit qui se fera prendre à son propre jeu et subira ainsi les conséquences de sa malice envers autrui.

N'est-ce pas là la seule moralité applicable à cet évènement ?





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