Faire plaisir au palais passe par le plaisir des yeux. Cette opération nécessite une dextérité pour l'exécutant ou le restaurateur, afin de donner à apprécier sens de la vue, et certainement à ceux du goût. Une telle alchimie, les responsables de la Chaine des restaurateurs pour le Patrimoine de la Cuisine Camerounaise (CRESPAC) en ont fait, sous la tutelle du ministère du Tourisme et des Loisirs, un objectif à travers l'organisation de la "NUIT DES RESTAURATEURS" qui est portée cette année à sa 10ème édition.

Depuis 2013, à la "NUIT DES RESTAURATEURS", est venue se greffer la "SEMAINE DE LA CUISINE CAMEROUNAISE", qui de facto est à son édition seconde.

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Cette autre extension, se voudrait une plateforme d'échanges entre divers corps de métiers autour de la restauration. Chose qui entre autre a aboutie à diverses activités dont une conférence de presse, au cours de laquelle la raison d'être du projet et les particularités de l'édition 2014 ont été présentée.

Le thème de l'édition de cette année est « la cuisine camerounaise au service de la destination Cameroun ». Un sujet très évocateur pour l'équipe d'organisation de cette manifestation, car il apparait une implication de la promotion de la destination Cameroun, à travers les mets du terroir.

Mme Atedzoé Maïthé Marie Thérèse, présidente du CRESPAC, promotrice de la "SEMAINE DE LA CUISINE CAMEROUNAISE", indique que « faire la promotion de la cuisine est idoine. La cuisine camerounaise est bio.

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Des normes sont cependant en cours d'élaboration pour vendre davantage le label Cameroun ».

La labellisation des produits de l'art culinaire camerounais est un processus qui passe par une normalisation effective qui relève de plusieurs niveaux (tout au moins deux). Il s'agit ainsi, pour les restaurateurs, d'une mise en commun des savoir afin de déterminer les proportions et processus les plus universellement acceptable dans la composition des mets camerounais, l'agence de normalisation (ANOR) codifierait de ce fait ces normes, les ingrédients et autres plantes aromatiques y compris. Outre cette phase de normalisation, l'autre phase concerne la certification, étape finale de ce processus, qui relève des instances internationales en la matière.

La normalisation posant le problème de l'uniformisation supposée des mets de la cuisine camerounaise, le ministère du tourisme et des loisirs, tutelle de la CRESPAC, se veut rassurant en affichant une négation des plus fermes. Car, s'il apparaît très clairement une nécessité de s'arrimer aux standards internationaux, point n'est question de brader la diversité d'exécution d'un mets, qui relève de la richesse de la cuisine camerounaise.

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Dans le même sens, Maïthé la promotrice l’événement la nuit des restaurateurs indiquera que la gastronomie camerounaise « ne repose pas uniquement les propriétaires de restaurants, mais aussi et surtout, tous les détenteurs des valeurs et du patrimoine culinaire du Cameroun.

La semaine de la cuisine camerounaise de cette année, a pour articulation la course des garçons de café, le « Bartender Contest » qui est un concours mettant en évaluation les Barmen, la nuit des restaurateurs, la préparation et la dégustation de la terrine de pistache et des ateliers de formation dont les thèmes sont tout aussi évocateurs qu'éducatifs.

Une synergie interministérielle est, indique également les responsables de la tutelle, mise en route pour l'accompagnement du processus de normalisation, et des investisseurs dans le secteur de la restauration camerounaise. #Afrique