Des taxis jaunes à perte de vue, tout ceci dans un vacarme d'avertisseurs en "strident majeur" .

Lequel choisir? Bonne question dont la réponse ne s'impose pas de suite tant l'aspect exterieur laisse réveur l'européen habitué à la prime à la casse et aux controles techniques, ceux -ci ayant fait disparaitre de nos routes les épaves roulantes qui sont sous nos yeux ici.

Les carosseries paraissent pour la plupart venir en droite ligne d'une course de stock , tant les bosses dont elles sont ornées feraient palir de jalousie un débosseleur, pourtant habitué aux dégats après un orage de grêle. Un revê inesperé pour lui...

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La suprématie du lion français, n'est plus qu'un lointain souvenir, non seulement dans la gente des taximen, mais chez les particuliers aussi, le vieux lion est mort ce soir! L'ogre Nippon en a eu raison, la couleur jaune des taxis était elle prémonitoire? qui sait...

Après âpres discussions du prix en fonction de la destination et l'obtention d'un accord satisfaisant pour les deux parties, vient l'heure de" descendre" dans l'objet , là, commence un combat avec la portière récalcitrante, qui elle n'a pas donné son accord pour notre venue, quelques dizaines de secondes, le temps pour le taximan de montrer sa connaissance profonde de sa machine.Une fois à l'interieur le choix de la place est assez simple : la seule qui reste diponible! Soit à l'arriere soit à l'avant, mais plus exigue , car il faut bien partager l'espace restant entre le chauffeur et le ou les autres passagers de l'avant .

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Chaque intérieur est différent en fonction de l'état de délabrement de la machine ,il est ainsi possible de penetrer les secrets de l'habillage de l'habitacle tant les différentes couches le composant sont petit à petit misent à nues.

Les pare brises savament décorés d'étoiles et félures en tout genre dues à la rencontre d'objets non identifiés que l'on espère ne pas être des cranes humains, offrent une variéte étonnante.

Les glaces des portières ont souvent que deux options: coincées ouvertes, ou coincées fermées, rarement fonctionnant normalement .

Le volant pratiquement toujours largement gainé est souvent l'accessoire en meilleut état, il faut dire que c'est de loin celui qui est le plus sollicité étant donné la conduite en slalom permanent du chauffeur.

Les instruments de bord s'ils sont bien présent sont souvent là pour la décoration, néanmoins le compteur de vitesse daigne parfois affiché une approximation de celle- ci.

Les amortisseurs au moins arrière depuis longtemps aux abonnés absents procurent des sensations fortent aux muscles fessiers lors du passages des nombreux nids de poules.

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Si la radio de bord est en panne ce qui est rare (malheureusement, car le niveau sonore est souvent "full power") le bruit des roulement à billes , enfin du temps ou il en restait encore, tient largement compagnie.

L'embrayage et la boite de vitesse très largement solicités témoignent eux aussi du poids des ans , par l'imprécision du passage des vitesses.

Enfin nous démarrons à grand renfort d'avertisseurs sonore un acessoire indispensable et toujours en parfait état vu son importance dans la conduite. Commence alors le slalom géant qui doit nous emmener à destination "si dieu le veut"Le chapelet est souvent présent autour du retroviseur plus quelques image pieuses pour renforcer le contrat d'assurances . Il faut bien reconnaitre la virtuosité des chauffeurs pour se faufiler dans des trous de souris, mais le code de la route existe t il ? si il existe ,il n'a pas été porté à la connaissance de ceux-ci, donc la conduite est en permanence faite d'intimidations en tout genres, conduite à contre sens, passage par les pistes des stations service, refus de priorité (y en a t il une ?) et autres. Mais il est vrai que les deux tiers des auto écoles ne sont pas reconnus par le ministere des transports, alors...Tout ceci au milieu des motos taxis , des autre taxis et il y en a pas mal, des voitures particulières, des mini bus "boites à sardines"des grumiers et autres semi-remorques extra long chargés de ciment, parpaings et autres matériaux et les cars, enfin du monde quoi!

A certaines heures les embouteillages sont légions surtout si par malheur les agents de police se mêlent de vouloir fluidifier la circulation, impécablement sanglés dans un uniforme strict et coiffé du casque colonial blanc entièrement synthétique, ils désorganisent savament l'ordre établi par les taximen. Il s'ensuit quelques bras de fer savoureux entre taximan et fortes femmes policiere., celles -ci gardant souvent le dessus.

Les économies d'énergie étant à l'ordre du jour et la région étant plutôt accidentée, la pratique de la roue libre moteur coupé est fréquente, provocant de temps à autres quelques émotions , le moteur va t il repartir? les freins vont ils fonctionnés?

Pour éviter les embouteillages, quelques chauffeurs avertis prennent des itinéraires de contournements. Commence alors un parcours que sébastien Loeb ne renierait pas tant la similitude avec la rallye d'argentine lui parraitrait évidente.Le problème étant que le véhicule est légèrement différent, la Toyota Corrolla surchargée par les 6 personnes à bord et largement pénalisée par les suspensions à bout de souffle accuse lourdement les passages dans les profondes saignées dues à l'eau qui ravine souvent les descentes. Parfois même cela frotte sous le plancher et l'on sent soudain ses jambes remontées brusquement , sensation étrange la première fois , l’hypothèse de voir celui s'ouvrir d'un seul coup s'impose très rapidement, mais finalement l'acier Japonais est ma foi de bonne qualité et résistant ...

Les taxis sont rarement arrètés à attendre le client, mais toujours en maraude, lorsqu'ils voient un groupe de clients potentiel ,un coup d'avertisseur et rallentissement devant le groupe, les gens annoncent la destination et le nombre de places demandées, voir le prix offert, en une fraction de seconde le chauffeur réagit , accélère si il n'est pas d'accord ou un petit coup de clackson plus un signe donne son accord hors tractation de prix éventuelles. Si il n'est pas retenu pour une course définie à l'avance, il tentera de remplir son véhicule soit 3 à 4 personnes derriere et deux devant à coté de lui plus des colis et baggages dans le coffre.

Ainsi chargé les côtes mettent à mal les pauvres moteurs dont les poumons commencent à peiner , une question se pose souvent , devons nous descendre pour pousser, si d'aventure le chauffeur n'a pas réussi à prendre suffisament d'élan ou que celui ci a été coupé. La première parait souvent encore trop grande lors d'un démarrage en côte. En suivant quelques véhicules poussifs comme cela le nuage de fumée dégagé ferait plus penser à Londres un jour de "fog" plus qu'à la capitale du Cameroun.

Mais malgré tout la destination finale est atteinte non sans quelques sueurs froide au début, pour le timing.... c'est l'#Afrique, donc le temps est une valeur assez subjective et fluctuante, on s'y fait .

#Automobile