L'Iran et six puissances mondiales semblaient en passe de manquer la date limite de lundi pour résoudre une impasse de 12 ans sur les ambitions nucléaires de Téhéran et cherchent déjà à une éventuelle extension des négociations.

Les pourparlers à Vienne visent à trouver un accord qui pourrait transformer le Moyen-Orient et ouvrir la porte à la fin swa sanctions économiques visant l'Iran. Cela pourrait également signifier un nouveau départ dans les relations entre cette nation de 76 millions de personnes et l'Occident après des décennies d'hostilité.

Le coût de l'échec des négociations pourrait être élevé. Les ennemis régionaux de l'Iran comme Israël et l'Arabie Saoudite observent nerveusement les pourparlers de Vienne.

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Ces deux pays craignent un accord faible qui ne parviendrait pas à restreindre les ambitions nucléaires de Téhéran, alors qu'un échec des négociations pourrait encourager l'Iran à devenir un État qui détient l'arme nucléaire, ce qu'Israël ne permettrait jamais.

Au fur et à mesure des discussions entre hauts diplomates américains et iraniensm il est devenu évident que les prédictions de responsables proches des négociations s'avéreraient correctes.

Un fonctionnaire européen a exprimé que la possibilité d'obtenir un accord final « semble physiquement impossible », faisant écho aux commentaires des autorités iraniennes face à ses ennemis.

Un haut responsable américain a déclaré sous couvert d'anonymat qu'avec une date limite espacée de moins de 24 heures, la question d'une prolongation était une des nombreuses options pour les négociations soulevées dans la dernière réunion du secrétaire d'Etat américain John Kerry avec le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif.

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Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, la Russie et la Chine ont commencé l'étape finale des négociations avec l'Iran ce mardi pour décrocher un pacte en vertu duquel Téhéran freinerait ses activités nucléaires en échange de la levée des sanctions économiques paralysantes.

Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a parlé d'une profonde fracture entre l'Iran et les six puissances, en disant qu'ils étaient « encore très éloignés sur de nombreuses questions ».

Toutefois, le secrétaire britannique des Affaires étrangères Philip Hammond a dit qu'ils allaient lancer une nouvelle tentative pour obtenir un accord final. « Pour le moment nous nous concentrons sur ce dernier tour pour essayer d'obtenir un compromis », a rapporté le secrétaire aux journalistes. #Energie nucléaire