Les progrès réalisés dans le domaine de l’information et de la communication ces dernières années ont imposé un nouvel espace d’échange ou circulent des flux d’informatiques numériques et dans lequel s’effectuent tous types de transactions et prestations électroniques.

Cette évolution numérique a poussé la plupart des pays du monde de réagir et à mettre en service des dispositifs juridiques réglementaires appropriés aux différentes utilisations de l’outil informatique. Pour faire face à la délinquance informatique et aussi aux nouvelles formes de criminalité dans le cyberespace, des textes de loi spécifiques ont été mises en place pour être adoptées.

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Dans ce cadre, l’Algérie a pris l’initiative de faire une loi qui réglemente et encadre ce genre de délinquance, l’Algérie s’est dotée d’une loi qui porte sur les règles spécifiques relatives à la protection, la prévention et à la lutte contre tous formes d’infractions liées aux technologies de l’information et de la communication, cette loi a été mise en œuvre le 5 aout 2009 par l’assemblée populaire nationale et le conseil de la nation. Mais est ce que cette loi est suffisante ? Est-ce que l’Algérie arrive à lutter contre la cybercriminalité ? Est-ce que l’Algérie a tous les moyens nécessaires pour protéger les internautes ?

De nombreuses questions viennent à l’esprit lorsqu’on voit ce qu’il se passe autour de nous, tous ces crimes informatiques petits et grands qu’on entend tous les jours, Qu'est-ce qu’elle a fait l’Algérie dans ce secteur mise à part ce petit texte de loi qui ne couvre même pas tous les aspects de la cybercriminalité ?

Beaucoup de pays luttent souvent avec efficacité contre la cybercriminalité toute en renforçant leur sécurité informatique et protéger les internautes.

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C’est bien loin d’être le cas en Algérie ou les pouvoirs publics sont beaucoup moins soucieux de développer la sécurité web. Dans le temps ou des batailles de conquête de territoires se déroulement actuellement sur le net, l’Algérie fait en sorte de ne pas être concernée. En fait, l’Algérie est peu connecté, la stratégie e-Algérie est encore à ses balbutiements, la 3G vient d’être mise en service et l’introduction au 4G fait attendre. Plusieurs entreprises algériennes sont à jour déconnectées, les factures, les fiches de paie et bons de commande ne sont pas toujours dématérialisés. Le commerce électronique n’existe pas, le paiement électronique aussi. Mais cela n’empêche pas l’Algérie de figurer dans la liste des pays les plus vulnérables en matière de cyber sécurité.

L’Algérie est en retard énorme dans ce domaine par rapport à d’autres pays africains ou arabes. Plus de 100 affaires liées à la cybercriminalité ont été enregistré par les services de la police en 2013 contre 47 affaires en 2012 d’après le commissaire principal Fayçal hassani de la direction générale de la sureté nationale.

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Les plus grandes des affaires de cybercriminalité enregistrées par la police concernent l’exploitation de photos d’enfants à des fins pornographiques, des affaires de diffamation et d’usurpation d’identité. Par ailleurs, les affaires qui sont moins pires concernent le piratage des sites électroniques y compris ceux d’institution de l’état, affaires de chantage, et aussi les affaires d’atteinte à la vie privée. Selon ces dépassements, les victimes des cyber-attaques généralement sont les administrations publiques et privées, les sociétés étrangères, et les personnes privées. Les données restent peu fiables du fait que la culture de déposer une plainte pour une infraction numérique reste à diffuser en Algérie. #Internet