Les campagnes pour les élections présidentielles ont bien débutées depuis le 1er novembre dernier ; en lice 27 candidats, dont une seule et unique femme.

Cinq femmes ont pourtant déposé leur dossier de participation aux présidentielles de 2014 ; seule la candidature du juge Mme Kalthoum Kannou a été acceptée.

La compétition pour le palais de Carthage sera rude avec notamment la participation de Mohamed Moncef Marzouki, le président «sortant», Beji Caid Sebsi, l'élu du parti majoritaire issu des législatives, Hamma Hammami, le candidat du front populaire, Ahmed Nejib Echebbi, le meilleur profil expérience-compétence, prétend-t-il, et Slim Riahi, le Berlusconi tunisien.

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Toutefois, Mme Kannou se présente comme un candidat sérieux aux présidentielles dans la mesure où l'ex-présidente de l'Association des Magistrats Tunisiens bénéficie de la sympathie de ses compatriotes grâce à son combat incessant contre le régime de Ben Ali et son militantisme pour l'indépendance de la justice et pourrait être soutenue par plusieurs partis aussi bien ceux qui sont représentés dans les élections présidentielles que ceux qui ne le sont pas. Elle rajoute : «Les autres candidats ont beaucoup de choses à se reprocher ».

Fille d'un syndicaliste originaire des îles Kerkennah, Kalthoum Kannou, à l'image de la Tunisie, initiateur du printemps arabe, pourrait bien être la première femme arabe à être président de république.

Le programme de Kalthoum Kannou sera axé principalement sur le développement socio-économique du pays et en particulier dans les zones frontalières, un point qu'elle estime décisif pour la lutte contre le terrorisme.

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Par ailleurs, elle promet de porter son appui à l'institution militaire, de garantir la neutralité de la diplomatie tunisienne et d'œuvrer à ancrer la place de la femme qui, à l'instar de Radhia Nasraoui, Siheme Ben Sedrine, Om Zied, et d'autres, ont cher payé dans cette transition démocratique.

Son CV :

1981 : Début de carrière en tant que Magistrat

2001 : Nommée juge à la Cour d'appel ;

2005 : Nommée secrétaire général à l'Association des Magistrats Tunisiens ;

2010 : Devenue commissaire à la Commission Internationale des Juristes ; #Élections

2011 : Élue présidente de l'AMT ;