De 2012 à 2014 le CPP et Cameroon O'Bosso travaillent sur le trafic des enfants au Cameroun. Ils ont été rejoints par 16 associations de la société civile et le collectif SOS ENFANTS VOLES a été mise sur pied.

Le collectif a pour cela mené différentes actions :

-Sensibilisation dans les médias

-Rencontre avec le Ministre des Affaires Sociales

-Assignation en justice du gouvernement camerounais afin d'obtenir les droits pour Mme Kiléba de voir ses enfants qui ont été trafiqués, il y a 17 ans alors qu'ils étaient sous la protection de l'Etat camerounais

- Sit-In, marches et manifestations

Ce travail nous a permis de découvrir l'importance de ce problème au Cameroun. Le collectif a donc décidé de produire ce documentaire.

Vu l’ampleur du vol d’enfants dans les quartiers, les hôpitaux et centre d’accueil sous la tutelle du Ministère des affaires sociales au Cameroun, le collectif « SOS Enfants Volés » composé de 16 organisations de défense de droits de l’homme s’est donné comme mission éradiquer ce crime au Cameroun.

A la suite des actions judiciaires et de plaidoyer, et au regard de nombreux cas enregistrés, le Collectif s’est engagé dans la réalisation d’un documentaire sur le trafic d’enfants au Cameroun. Après trois mois d’enquête et de collecte d’informations, le Collectif a commis un documentaire intitulé : Enfants volés au Cameroun : Un scandale d’Etat, afin de montrer l’ampleur du phénomène et susciter une mobilisation des différents acteurs.

La diffusion de l’avant-première de ce documentaire devrait avoir lieu le Samedi 1er novembre 2014 au restaurant cabaret La Chaumière de Bonapriso. Y étaient attendus plus de 400 invités parmi lesquels les autorités administratives, diplomatiques, traditionnelles et religieuses.

Mais une fois de plus, et peut être une fois de trop, l’administration camerounaise a brillé par son arbitraire et sa mauvaise foi pour l’émergence de la citoyenneté et la lutte contre les fléaux sociaux.

La projection du documentaire visant à lutter contre le vol d’enfants au Cameroun, a été interdit samedi dernier (1er novembre 2014). Et pour le faire sont descendus sur le terrain le Préfet du Wouri, 05 commissaires de police, 02 commandants de gendarmerie, les services de renseignement et plusieurs éléments ces différents corps. Ils ont interdit la projection et ont fermé la salle de la Chaumière.

De ce fait, le Collectif a rabattu l’action vers le siège de Cameroon O’Bosso à Bali où s’est tenue la projection du documentaire avec une présence de plus de 150 participants, parmi lesquels la Représentante du Sous-préfet de Douala 1er et la représentante du Maire de Douala II.

Après cette diffusion du documentaire, un échange a été ouvert entre les victimes, les personnes-ressources, les journalistes venues nombreux et les participants.

Malgré le changement d’itinéraire et la pression et l’arbitraire de l’administration, le collectif fidèle à ses objectifs a projeté le documentaire au siège de Cameroon O’Bosso qui est une organisation membre du Collectif.

Ce malheureux incident nous démontre combien, l’arbitraire de nos autorités va grandissant. Les droits des participants sont bafoués, et ceux des victimes de vol d’enfants pris en otage. Nous sommes tentés de nous poser la question de savoir si nous sommes dans une République?

Mais l’importante participation des camerounais et Camerounaises à cette évènement qui touche le centre même de l’humanité c’est-à-dire les enfants, démontre à suffire que le peuple n’accepte plus d’être muselé.

Ce grand intérêt du peuple rassure le Collectif dans sa démarche de faire entendre le droits des enfants et des mères.

Il faut également noter que ce malheureux incident nous a permis d’apprécier l’arbitraire de l’administration Camerounaise-Sinon comment comprendre que le Sous-préfet de Douala 1er se fait représenter dans un évènement qualifié de trouble à l’ordre public et interdit par le Préfet du Wouri.

Comment comprendre que le Sous-préfet qui est habilité à recevoir les déclarations de réunions publiques et d’en juger l’opportunité de trouble à l’ordre public n’a pas trouvé nécessaire de demander une déclaration à un évènement où il a été lui-même invité mais plutôt se faire représenter.

Et que dire du Préfet, qui en principe n’est pas habilité à recevoir les déclarations de réunions, se prononce sur l’interdire d’un évènement pour lequel le Sous-préfet dans son territoire de commandement à trouver bon de se faire représenter.

Plus encore, comment comprendre qu’une intervention pour interdire la projection du documentaire ne soit pas coordonné par les différents corps de sécurité, de sorte qu’on assiste à une bagarre physique entre les éléments de la police, les services de renseignement et la gendarmerie, tous en tenue civile. La scène se déroule devant les membres du Collectif surpris au Restaurant la chaumière à Bonapriso. Raisons du spectacle, dispute du contrôle des opérations et de la hiérarchie sur le terrain.

Ces fait nous démontrent davantage combien, nous en tant que citoyens sommes en danger, de telle manière que les forces de sécurité sensées assurer la protection du peuple vivent elles-mêmes dans l’insécurité et dans une rivalité entre corps.

Chers citoyens et citoyennes, le message est clair, le peuple doit agir pour sa survie pendant qu’il est encore temps.

Le Collectif ne comptant pas s’arrêter en si bon chemin et rejoint par de nombreux citoyens, vous invite à retrouver le documentaire : Enfants volés au Cameroun : Un scandale d’Etat, sur Youtube et à retirer sur CD au siège de Cameroon Obosso à Bali

Alors que sa projection était prévu le 1er novembre à Douala, le Préfet du Wouri, 5 commissaires de police, 2 commandants de la Gendarmerie ans plus de 30 gendarmes vont descendre sur les lieux afin d’empêcher cette projection.



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