Le Cameroun, comme tous les pays au sud du Sahara subit, en matière de santé publique, de sérieuses affres causées par le paludisme. Cette maladie, principale cause de morbidité et de mortalité dans cette région, est à l’origine de 40% des décès chez les enfants de moins de 5 ans, au Cameroun. Dans le même sens, le paludisme y est responsable de 35 à 40% des décès enregistrés dans les formations sanitaires.

Pour une prise en charge impérative et pointue, deux décisions, la numéro 399 du 18 juin 2014, et la numéro 406 du 23 du même mois, sont venues respectivement préciser les directives sur la gratuité du traitement du paludisme dit grave d’une part, et d’autre part, sur la tarification de la prise en charge de ce type de la maladie au Cameroun.

Pour ce qui est de la gratuité du traitement du paludisme dit grave, il intervient trois ans après la mesure relative à la gratuité du traitement du paludisme dit simple chez les enfants de zéro (0) à cinq (5) ans. Quant aux personnes adultes, la mesure est tout autre. Aussi, pour ce qui est des femmes enceintes, le coût du traitement sera de 6 000 francs CFA, tandis que pour les personnes âgées de plus de 5 ans elles payeront leur dose de traitement à 8 000 francs CFA. Nonobstant les charges relatives à l’hospitalisation dont le coût varie selon les catégories de formations sanitaires, du prestige des chambres d’hospitalisation ainsi que des probables perfusions supplémentaires, dès la deuxième poche de glucosé que devront supportées par les patients.

Les enfants de moins de cinq ans bénéficient, selon les prescriptions médicales, d’un traitement à base d’ arthéméther 40 mg destinés aux enfants de moins de cinq ans dont la Chine a remis plus de 1,2 million d’ampoules et plus de 1,1 million d’arthéméther  en ampoules de 80 mg pour les personnes de plus de cinq ans. Autres partenaires à la santé, l’organisation non gouvernementale Clinton Health Acces Initiative Fondation (CHAI) a fourni au Ministère de la santé 700 000 ampoules d’artésunate injectable 60 mg, tandis que le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme a, quant à lui, procuré environ 400 000 ampoules d’artésunate injectable, dans le cadre de la subvention du round 9.

Cependant, l’Etat du Cameroun est sur le terrain de l’élaboration de nouvelles perspectives pour la poursuite de ce processus, au cas où certains de ces partenaires se désolidariseraient de cette action dont la mesure est exécutoire jusqu’en 2016.