Dans une ville encadrée à l'ouest par Pessac Léognan, à l'est St Emilion, au nord Margaux et au Sud Sauternes, il est était temps de sortir de cette vision "vinocentrée" des effluves de merlot ou de cabernet sauvignon. Désormais, nous nous intéressons à la richesse et la complexité de goût d'autres liquides du terroir, comme cet "or noir" (et qui en plus, a l'avantage de n'avoir aucune incidence sur la conduite!).

Grâce à Arthur Audibert, enfant bordelais revenu prodiguer son savoir des grains de café au sein de l'écosystème Darwin depuis 2014, c'est maintenant chose faite. Il y a quelques années, il abandonne son emploi précédent pour se former aux côtés du meilleur torréfacteur de France, Antoine Netien. A l'instar de ces célèbres néo-bikers de Blitz qui ont abandonné leur poste de "marketeurs" pour mettre les mains dans le cambouis, Arthur quitte Paris, son cabinet de conseil en stratégie et management, laissant derrière lui les bureaux en mélaminé pour se concentrer sur une activité artisanale. La rencontre avec Philippe Barre offrira des murs à ce beau projet (et des tables en bois!).

Arthur et son enseigne, l'Alchimiste Torréfacteur, sont les ambassadeurs de ce qui s'est appelée la "Troisième Vague", par opposition aux précédentes, les premières et deuxièmes qui ont connu, respectivement le café bu pour son seul effet dans les années 50-60, puis dans les années 80 un café de meilleur qualité accompagné de l'explosion des distributeurs "mass market" de café. L'alchimiste est le parangon de cette nouvelle vague, insufflé par les Etats-Unis depuis le début des années 2000. Un mouvement où la qualité prime sur la quantité et où le produit est envisagé comme une pépite, subtile, avec autant de saveurs qu'il y a de producteurs, de terroirs, de climats. 

Aussi, à l'heure où on entend dire qu'un célèbre revendeur de gobelets en plastique davantage que de café viendra bientôt ouvrir ses portes automatiques en centre ville, pensez plutôt à aller écouter un passionné vous parler de son métier et de son produit plutôt que risquer d'avoir son prénom mal orthographié sur un vilain contenant! #hobby #Gastronomie #Bordeaux culture