Le vin, toute une histoire. Surtout en France. Mais pour la première fois depuis longtemps, les exportations de vins français diminuent. Explications.

Le vin en chiffre

La production française de vin représentait 16% de la production mondiale, soit 42 millions d’hectolitres.

La France consomme 14% de la production mondiale, ce qui en fait le premier pays consommateur (vient l’Italie puis le Portugal).

Le rouge représente 60% des achats, puis 23% pour le rosé, et en dernière place du podium le vin blanc (17%).

Environ 560 000 emplois directs et indirects sont concernés en France.

La bouteille la plus chère du monde en 2014 vient du domaine Romanée-Conti (en Bourgogne), c’est une Romanée-Conti Grand Cru Côte de Nuits vendue 10 380 euros en moyenne (le prix est allé jusqu’à 82 680 euros).

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42 bouteilles sur les cinquante les plus prestigieuses sont françaises (classement 2014).

Grâce à ces chiffres, on comprend mieux l’importance de ce produit dans l’économie, et donc les enjeux liés à son exportation.

Le bilan de 2014

Le chiffre d’affaires (CA) a baissé de 2.8% l’année dernière, passant de 11.12 milliards d’euros en 2013 à 10.8 milliards en 2014 donc, selon des chiffres fournis par la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS).

Une baisse à relativiser dans la mesure où d’après le président de la FEV, Christophe Navarre, «c’est la troisième meilleure performance historique des vins et spiritueux et la quatrième année d’affilée au-dessus de la barre des 10 milliards d’euros».

Le problème chinois

Avec désormais une politique de zéro corruption en Chine, les cadeaux spiritueux se font plus rares, les banquets prestigieux aussi.

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Ce qui explique en partie les 17.6% de baisse sur le marché mandarin.

Les grands groupes qui réalisaient une bonne part de leur CA en Chine ont pris cette politique de plein fouet. Pernod Ricard, Rémy Cointreau et LVMH en sont les victimes directes, pour ne citer qu'eux.

Un autre phénomène pourrait expliquer cette baisse. Après avoir goûté aux prestigieux vins français, les Chinois ont peut-être soif de découvrir d’autres vins étrangers, qui ont certainement l’avantage d’être moins chers et plus autorisés dans les banquets.

Les Bordeaux, grands perdants

Les cépages bordelais sont très prisés à l’étranger et s’exportent donc très bien. Le hic, c’est que leurs ventes ont diminué de 9,5% en volume et de 17,1% en valeur.

Une cause au problème : les petites récoltes de 2012 et 2013. En effet, les grêles ont littéralement saccagé les vignes et le raisin a ainsi été détruit ou abimé. Du coup, les récoltes ont été mauvaises récoltes, entrainant une baisse des ventes.

Merci l’Amérique du nord

Le bon côté de l’histoire, c’est que l’Amérique du nord (USA et Canada) ont eux augmenté leurs importations (donc nos exportations).

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Les vins français ont ainsi profité de leur engouement pour doper les ventes qui ont dépassé la barre des 2 milliards d’euros, en hausse de 4%.

À noter que c’est surtout le champagne qui se vend bien plutôt que les vins « traditionnels ».