Créée en mars 2009 à San Francisco, #Uber ne se concentre plus seulement sur le transport de passagers par des chauffeurs indépendants. Le co-fondateur, Travis Kalanick, souhaite voir son entreprise se développer. Après UberFresh pour la livraison de produits frais et UberEats pour celle des repas, place à UberRush...

Uber et son envie d'innover la logistique en ville

Il y a un an, la société californienne lançait UberRush à New York. Un service de coursiers indépendants qui circulent à vélo ou à pied. UberRush propose aux clients de se faire livrer leur marchandise commandée le jour-même et ce en moins d'une heure.

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Aujourd'hui, la plate-forme UberRush va élargir ses services. Et si Uber vous livrait vos courses ? Telle est l'ambition de Travis Kalanick. Les clients pourront faire leurs courses dans des magasins à proximité de chez eux uniquement. Un moyen de réduire les coûts. Les clients pourront se faire livrer leurs courses par un des chauffeurs Uber. Dans leur véhicule, ces derniers pourront concilier le transport de passagers et celui des colis. Un excellent moyen d'accroître leurs revenus. « Quand vous pouvez livrer une voiture en cinq minutes, il y a beaucoup de choses que vous pouvez livrer en cinq minutes », déclarait déjà Travis Kalanick en 2013.

D'après le site Techcrunch, plus de 400 marchands sont en négociation avec Uber pour faire partie de l'aventure UberRush. Parmi eux, Hugo Boss et Louis Vuitton semblent eux aussi intéressés par le concept.

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Ainsi, Uber souhaite proposer un service de livraison global à ses clients. La société se lance dans une véritable réorganisation de la logistique urbaine.

Pour le moment, Uber teste tous ses nouveaux services uniquement aux #Etats-Unis. La société cherche à vérifier la fiabilité de ses services avant de les proposer à l'échelle mondiale. Il y a peu, elle avait lancé UberEssentiels, une nouvelle application réservée à la livraison de produits ménagers. Sans grand succès, la société a pris la décision de la stopper.

Uber, seul contre tous

Alors qu'Uber tente de proposer de plus en plus de services à ses clients, son développement reste menacé en Europe et sur les autres continents.

« Uber doit cesser son activité de transport de passagers en véhicule légers ». Le jugement d'un tribunal civil au Portugal a été clair cette semaine. La société américaine ne s'imposera pas dans le pays. Les chauffeurs de taxi locaux ont haussé le ton et se sont fait entendre. La justice penche de leur côté.

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Elle a ordonné l'arrêt complet de toutes les applications d'Uber ainsi que de son site internet. Uber doit quitter le Portugal. « Pour nous, c'est une satisfaction », déclare Florencio Almeida, président de l'association des transporteurs en véhicules légers.

Cette semaine au Brésil, un syndicat de chauffeurs de taxi a porté plainte contre l'entreprise américaine pour « concurrence déloyale ». Un tribunal de Sao Paulo « a reconnu que l'activité exercée par Uber est illicite et a décidé que tant que la loi ne changera pas, elle restera interdite ». Le 14 avril, la Suisse informait qu'Uber devait cesser toutes mises en relation entre les particuliers et les chauffeurs non-professionnels. Le 18 mars, c'était au tour de l'Allemagne d'interdire Uber.

Pour faire face à toutes ces barrières, Uber a décidé de porter plainte auprès de l'Union européenne contre plusieurs pays y compris la France. « Nous examinons ces plaintes », confie le porte-parole de la Commission européenne responsable du dossier des Transports, Jakub Adamowicz. Affaire à suivre.