Rubis j'écrirai ton nom !

Certain pays, certains chercheurs aussi, considèrent bien qu'un maïs OGM résistant au Roundup® ne devrait pas soulever la moindre polémique quant à sa consommation, pourquoi pas une brebis OGM à la méduse ?

Rubis, voici le nom de la méduse, pardon, de la brebis qui s'est par erreur retrouvée dans un abattoir, en vue d'être consommée. Monsieur Benoît Malpaux, président du centre de recherche de l'institut national de recherches agronomiques (INRA) nous l'assure : cela ne présente aucun risque pour la santé. Et pourquoi ? Parce que le gène censé provoquer la fluorescence, implanté sur sa mère, Émeraude, n'était pas actif sur Rubis.

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Et pour les fortes têtes qui ont poussé la plaisanterie jusqu'à demandé quid du gène actif ? Eh bien celui-ci non plus. Testé en novembre 2014, il s'est avéré inoffensif. Voilà pour rassurer les consommateurs.

Des interviews données par Benoît Malpaux, ressort une problématique bien plus inquiétante

Il s'agirait d'une erreur humaine nous dit-on. La brebis aurait été mise dans un enclos de bêtes destinées à l'abattoir par accident. Or, si la vente d'#Animaux de l'INRA à l'abattoir n'a effectivement rien d'étonnant en elle-même, il faut bien faire quelque chose des bêtes non modifiées par exemple, on peut se dire qu'un simple comptage des animaux aurait corrigé l'erreur initiale. Nouvelle faute répond Benoît Malpaux. Ouf, s'il ne s'agit que d'une malencontreuse série de fautes commises à l'INRA, voilà de quoi être définitivement rassuré.

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Et le meilleur est pour la fin.

Car la série de fautes a fini par être remarquée, mais là impossible de retrouver l'acheteur car l'INRA, au moins sur cette facture, mais la question se pose donc pour les autres, n'a pas indiqué son nom. L'INRA ne sait pas à qui elle vend ses brebis, pourtant parfois modifiées génétiquement...

Ainsi l'institut de recherches agronomiques ignore, ou ne respecte pas, le règlement CEE Tracabilité 178/2002 qui dans son article 18 exige des exploitants du secteur alimentaire qu'ils soient en mesure d'identifier toute personne leur ayant fourni une denrée alimentaire et d'identifier les entreprises auxquelles leurs produits ont été fournis. À cet effet, ces exploitants doivent disposer de systèmes et de procédures permettant de mettre l'information en question à la disposition des autorités compétentes, si elles le demandent. Et ce, que les produits soient modifiés génétiquement ou pas.

Voilà qui n'est pas du tout rassurant et mériterait sans doute que le gouvernement ou le législateur comme les responsables de l'INRA fassent un peu plus que rassurer le consommateur.

Votre agneau, en gigot ailé ou en Kobé ? A l'INRA, le client est roi !

#Agriculture #Fait divers