Dans la mythologie, Mercure est le dieu du commerce : efficace dans les échanges et la communication mais aussi, rusé, opportuniste et voleur sans scrupules...

Faire des affaires mais pas de politique

Quoi de plus naturel que de faire des affaires mais pas de politique, me diriez-vous. Et pourquoi ? répondrai-je. Vous rétorquerez que la politique entre-soi compromet les affaires en créant des conflits ; c'est assez vrai.

Le problème survient lorsque ce bon sens est dépassé par des intérêts propres au détriment des autres; le commerçant deviendrait, au pire, un opportuniste collaborant avec n'importe qui, n'importe quel régime, et au mieux, un indifférent aux problèmes d'autrui...

Publicité
Publicité

Je note particulièrement cet aspect sur Facebook où des vendeurs du net ignorent l'actualité en disant que leur pensée positive surmontera tout (spécialement leurs affaires) et en y enjoignant leurs lecteurs, comme si cette attitude empêcherait, par exemple, le problème de l'immigration... Nous noterons que la catégorie des vendeurs fait rarement l'histoire et les martyrs durant les périodes troubles...

Et quand la politique s'en mêle...

Lorsque nous en venons à nos gouvernants, comment font-ils ces braves gens ? Eux, oui, marient efficacement politique commerce, eux donnent des leçons de morale républicaine sans pour autant boycotter certains pays pour leur vendre armes et divers produits, eux se font élire avec l'aide de lobby et mentent à leurs électeurs, eux créent des lois idéologiques pour notre soi-disant bien ...

Publicité

On dira alors que c'est la réelle politique, qu'elle est inévitable (?)

Les affaires sans éthique sont insidieusement complices du pouvoir

Dans les affaire, il faut être politiquement correct afin de ne pas froisser le partenaire, n'est-ce pas ? De là à collaborer... Le Medef réfléchit, lui, en croisant politique et affaires ; le fait-il de façon éthique ? Les cyniques diront que ce n'est pas possible, les idéalistes clameront le contraire, le bon sens se situant entre les deux avec sagesse.

Toujours est-il que nos élites réfléchissent, oui, mais souvent dans le même sens... Pourtant, concilier valeurs et commerce n'est pas impossible...

La société de l'indécence de S. Ewen

Et maintenant, faut-il nous aussi baisser la tête ? Sommes-nous coincés ? Dans son ouvrage sur cette société, Stuart Ewen démontre que cet ordre, libéral libertaire, a été implanté à l'échelle mondial de manière concertée selon des méthodes scientifiques de planification.

En abrutissant le consommateur sans qu'il s'en rende compte, celui-ci ne pensera plus qu'à vendre et acheter.

Publicité

Le monde ne devient alors qu'un vaste échange sans autres valeurs que de bien se tenir et surtout ne pas remettre en cause le système.

Seules, des revendications consuméristes et hédonistes seront tolérées, et les manifestations dans la rue auront l'objectif du Toujours plus afin de jouir sans freins. L'illusion de la liberté glissera sur ces principes aux vertus euphorisantes ; et vogue la galère...

Concilier valeurs et commerce est-il possible ?

Je pense personnellement que oui, sachant qu'il nous faut alors renoncer à certains bénéfices avec des partenaires douteux, notamment en tant qu'État.

Sans valeurs spirituelles allant vers un bien commun, sans idéal et transcendance, cette question restera vaine et irréelle, c'est évident.

Actuellement, nous manquons cruellement de ce manque de transcendance, et d'hommes et femmes politiques portant ce projet politique. Espérons...

Blanchiment d'argent

Source : http://www.laplumeagratter.fr/2015/01/21/la-societe-de-lindecence-stuart-ewen-lucien-cerise-et-thibaut-philippe-meridien-zero-21-novembre-2014-2eme-partie/ #Grève #Finance #Entreprise