La presse anglophone vient de se faire l’écho de l’index de consommation réelle des automobiles de la compagnie anglo-étasunienne Emissions Analytics. Sans surprise, le différentiel moyen entre les performances annoncées par les constructeurs et celles constatées en situation réelle s’établit à 29 %. Mais pour des milliers de véhicules, en particulier les plus populaires et abordables, la différence est bien supérieure à un tiers. Nombre de véhicules consomment le double de #carburant que ce qui est proclamé, en particulier ceux à motorisation diesel. Championne en faux-semblant, côté petits modèles, la Fiat 500, dont les performances sont de 45 % inférieures à celles proclamées par son constructeur.

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Il faut en général monter très haut en gamme pour obtenir de faibles écarts. Ainsi, la Nissan 370Z (à 33 000 euros pour modèle de base), et l’Aston Martin Vantage (à partir de 110 000 €) se comportent bien avec des écarts d’un à cinq pc. Pourquoi ? L'une des raisons ne serait-elle pas que leurs possesseurs sont peu soucieux d'économies de consommation ? Alors que, pour des modèles bon marché, l'acheteur se montre très sensible à ce type de #performance.

Le ratio trompeur des hybrides pour la consommation de carburant

Les moins fiables sont les hybrides, certes moins gourmandes, suivies des diesel, et sauf exception, les véhicules à essence, qui consomment – en proportion – davantage, affichent un moindre différentiel. En moyenne, les hybrides sont censées effectuer 94 miles (150 km) par gallon (4,5 l).

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En réalité, c'est du 62,5 (100,5 km).  

L’intérêt de l’index (consultable en ligne) d’Emissions Analytics, c’est que 66 540 modèles ont été testés sur route, en ville, et situations diverses (incluant, selon les cas, la mise en marche de la climatisation). Certes, la consommation est exprimée en miles per gallon (mpg), ce qui déroutera la plupart des automobilistes francophones (même de nombreux Québécois, qui peuvent aussi se reporter au Guide de consommation 2016 de Ressources naturelles au Canada).

En juillet dernier, l’Argus faisait état des nouveaux tests maison de PSA. Ils sont aussi menés en laboratoire. Mais le protocole PSA Transport et Environnement (T&E) semble vraiment plus fiable : en moyenne, comptez 1,8 l/100 km de plus que ce qu’indique PSA selon les tests officiels. Il n’y a que trois C4 pour faire mieux que la moyenne.

Emissions Analytics distingue plutôt la C3 (différentiel de 28 %) et la Honda Civic (21 %) parmi les petits modèles. Selon l’agence, même après septembre 2017, et l’application du protocole WLTP (World Harmonized Light Vehicle Test), un écart devrait subsister entre les données homologuées et le constat en situation réelle.

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Mais cet écart serait moindre, inférieur à 15 %.

Il est clair qu’il est très coûteux de tester la consommation hors laboratoire et que même les tests au réel ne donnent qu’une indication relative. Qui roule surtout en montagne, en ville, consommera davantage qu’un conducteur en zone rurale plane.

Penser aux forums automobiles

C’est d’ailleurs pourquoi les très petites cylindrées tiennent le haut du pavé lors de l’homologation, et présentent de forts différentiels lorsque conduites un peu chargées et en côte.  

La solution serait sans doute de mener des tests en laboratoire et sur un circuit témoin, avec une charge moyenne.

L’index Equa laisse penser que la différence est moins accentuée pour les modèles récents, mais cela ne se vérifie pas toujours (une Dacia Duster Ambiance de 2014 affiche un différentiel moindre qu’une des plus récentes, par exemple). De même, les modèles à boîte automatique font mieux que ceux à boîte manuelle (mais la Clio Gordini, manuelle, essence, présente un écart moindre qu’une automatique). Il n’est pas de critère général fiable et mieux vaut un modèle a différentiel fort mais consommant finalement peu qu’un autre, à différentiel faible, mais très gourmand en carburant.

La consommation est un critère souvent évoqués sur les forums d'usagers. Consultez-les. #Automobile