Dur. Remonter le Faubourg-Poissonnière, puis la rue des Poissonniers, jusqu’au numéro 116, en Vélib, trop usant pour moi. De plus, assurer des permanences, alors que je m’échine devant mon clavier à lui faire (entre autres) de la réclame gratos, dont #La Louve n’a guère besoin à présent, tellement c’est devenu un sujet médiatique bateau, eh, non. Mais après tant et tant de supports lui consacrant une couverture, voici que le site de Time Out (que je vendis à la criée à Londres voici des décennies) se fend d’un entretien avec Tom Boothe, son co-initiateur. Tel le Shadock Suprême, je vous en pompe la substantifique moelle de l’os homonyme…

La Louve, c’est Spar réinventé

Félix Potin, j’aimais bien. Dans un genre mineur, je constate qu’il reste des épiceries Spar à Paris. Aucune idée si Spar était une initiative mutualiste ou autre venue d’outre-Rhin, un truc spartakiste teuton au départ ou non, mais La Louve, c’est à peu près dans l’esprit du conseillisme ouvrier d’antan. Zut, ce serait plus facile de copier-coller le truc de Time Out, mais mon naturel (et la quasi-injonction de Blasting News de répéter le mot-clef du titre et de l’intertitre, soit ‘’La Louve, c’est Spar réinventé’’), ma probité (ne laissons pas à François Fillon le monopole de la probité), me font verbeusement dériver. Or donc, La Louve, c’est une sorte ‘’d’arabe du coin’’, mais cogéré. L’arabe peut être un Paki ou un Laotien, dont acte. Tom Boothe (de la famille des fondateurs de Boot’s ? Non, sauf erreur) s’est inspiré du mode de fonctionnement de la Brooklin’s Park Slope Food Coop et il remonte la pente savonneuse ascendante de la concurrence des supermarchés tous franchisés Franprix ou Carrefour et consorts. Lui et ses mousquetaires de la consommation, de la vente au détail, semblent garantir qu’on trouve à La Louve moins cher que chez Leclerc… Attention, pas forcément moins cher que chez Aldi ou Lidl, mais pas beaucoup plus cher (sur le papier hygiénique, je doute…). Et ouf, pas total #bio. Le bio, un verre, ça va, deux verres, ça se descend, trois verres, bonjour les dégâts pour le porte-monnaie. Avant, j’avais un gros ballon issu d’un cubi très convenable pour deux euros, maintenant, c’est du 20 cl bio à 4,50. Je vous laisse faire la comparaison, faramineuse. ‘’Pour certains, le bio est la priorité, pour d’autres encore ce sera la filière locale’’ mais il en reste pour qui, le primat ‘’ce sont les bas prix’’. Ah, quand même. Si j’avais limousine et chauffeur, ruban en sautoir, j’expédierai direct véhicule et truchement chez La Louve (quoique… ah, où est-il le temps de ma secrétaire hautaine et galbée, qui figurait dans les films de Claude Faraldo, choisissait mes primeurs au Grand Bon Marché, au nom fallacieux, véhiculée par mon chauffeur-gorille ; ne jouez jamais à la marelle pour du pognon, tous les actifs de mes sociétés y sont passés).

La Louve, réservée aux adhérents

Pour sucer les mamelles de La Louve, il faut adhérer. Fastoche. On trouvera toujours à refiler Romulus et Remus pour cinq euros chacun à une Ténardière, et pour un peu plus cher, je vous vends un déguisement de bénéficiaire du RSA. Dix euros, c’est le ticket d’entrée minimal à La Louve. Mais il faut aussi de temps à autre passer la wassingue, se taper la compta, tel un député-général de kibboutz laïque israélien (en resterait-il ?). Damned, tout cela alors qu’ils vont ‘’vendre aussi du Nutella’qui déforeste plus que Bompard rase la Mongolie, la vouant au vent mauvais abrasant pire que le Cif ? ‘’À la Louve, nous souhaitons mettre également en avant le côté bon vivant, bonne bouffe à la française.’’ Avec du Nutella-rillettes du Mans arrosé gros plant du pays nantais ? Suspect. Mais n’en dégoûtons point les autres. Yahoo, mes loups, bonne chasse Akela, La Louve veut se reproduire. Essaimer dans le bobo Xe ? Chiche. Je suis pour la consommation mesurée, car de toute façon, je n'ai plus d'autre choix. #coopérative