Beaucoup en rêvent ou se disent ‘’pourquoi pas moi ?’’. Tout le monde (enfin, peut-être pas) est appelé, peu sont élu(e)s, par un large public de suiveuses et suiveurs, présumés avides d’acheter le produit, le service que vous leur recommandez. Et les marques par vos soins mises en valeur vous en sont reconnaissantes… En vous choyant, telle une Kim Kardashian ou un bogoss influent. Sauf que, les Blasters le savent, il n’est pas évident de percer, en partant de zéro. Pourtant, le site #Kamopi laisse penser qu’il suffit de s’inscrire, de choisir des campagnes vantant de nouveaux produits et services pour être rémunéré (en produits, bons d’achats, ou versements sur un compte).

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Je devrais tester, je me retiens…

Jouer le jeu

Vous commencez, comme sur Blaster News, par renseigner votre profil. Dont je ne sais trop s’il est ou non largement communiqué (soit, revendu). J’ai juste survolé les conditions générales et constaté que, comme ici, vos commentaires sur les produits doivent être validés avant que vous puissiez les diffuser. J’imagine que, selon votre profil, le nombre de vos comptes Twitter, Instagram, Facebook, YouTube, Snapchat, &c., diverses campagnes vous sont proposées. Pour le moment, après m’être inscrit, il ne m’a été suggéré que de vanter une trousse de pinceaux de maquillage (de Twins de chez Twins, les jumelles du brushing qui lui sont ce que Martine Ranou est à la tradition du goût). C’est gratuit, mais il vous est aussi vanté un compte Premium (à un peu plus de dix euros TTC) dont je n’ai pas trop compris s’il s’adressait aux seules marques ou aussi aux influenceurs (à relecture, c’est pour les marques).

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Autre chose : l’espace ‘’Profil’’ comporte un ongle ‘’Achats et factures’’. Cela présuppose-t-il que vous achetez les produits que vous allez tester ? Et qu’ils vous sont remboursés ? Ok, pour la prochaine campagne Ferrari (les bolides pas les porte-clefs ou les casquettes à logo), dans ces conditions, mon banquier ne saurait me refuser un prêt. Cela étant, je vois dans les conditions générales que la marque ‘’doit vous envoyer gratuitement le produit’’. Pour la Ferrari GTC4 Lusso T (bien amené, non ?), je suis prêt à faire l’effort de me rendre chez un concessionnaire…

Sondages &c. : trop de pourriel

Je n’ai survolé que trop négligemment les conditions générales et un petit quelque chose me chiffonne. Les garanties de confidentialité ne m’ont pas sauté aux yeux. Or, j’ai remarqué que lorsque vous vous inscrivez sur un site de sondages (qui peut vous rémunérer en bons d’achats, par ex.), bizarrement, votre flux de courriels croît un peu trop vite, avec des propositions commerciales qui finissent ou non dans le dossier pourriel.

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Et passer du temps à se désabonner est chronophage. Bref, j’éprouve comme des réticences. Que lèvera Marie-Line Georges (qui commentera ci-dessous), la fondatrice de Kamopi, selon laquelle le retour sur investissement dans la mercatique d’influence (nous, quoi…) serait supérieur à six (bref, la marque me refile un euro, elle en engrange six, sur le dos de qui au juste ? Celui des autres…). Cela étant, avant quand j’achetais des graviers et de la suie pour laver mon linge (rarement), je rétribuai Jacques Séguéla. Désormais, c’est peut-être ma voisine de palier. Qui va peut-être me refiler gratos un pinceau – sublime, forcément, sublime – du Brush Set Twins (là, ça compte, Marie-Line ?) pour épousseter mon clavier. Elle n’est pas belle, la vie depuis le Georges Perec du siècle dernier ? Elle ne vaut pas la peine d’être vécue, la société spectaculaire-marchande qu’un Boris Vian nous promettait ? Hein ? Faites tourner : le siècle sera spirituel ou ne sera pas et les derviches alévis (ça, c’est pour Google) nous ont ouvert la Voie. #marketing #influenceur