Depuis le 12 décembre dernier, vous avez peut être découvert la chanteuse britannique Viktoria Modesta dans son clip hors du commun. Présentée comme la première artiste pop-#Art amputée, la jeune femme d'origine lettone cherche à apporter du soutien aux personnes souffrant d'handicap, en proposant une esthétique nouvelle autour de la plastique des prothèses.

Victime d'une négligence médicale à la naissance, et après de nombreuses années de soins, c'est en 2007, à l'age de 19 ans, que Viktoria Modesta décide de l'amputation de sa jambe droite. Un choix courageux qui lui a permis paradoxalement de gagner en mobilité mais aussi de préserver sa santé. C'est sans doute cette libération qui la pousse aujourd'hui à encourager les plus jeunes à ne pas abandonner leur rêves quelques soit leur handicap physique.

Le clip de "Prototype", titre évocateur, est produit par Channel 4 dans le cadre de sa campagne "Born Risky" et est réalisé par Saam Farahmand.

Viktoria Modesta n'est pourtant pas le premier exemple du genre, l'athlète puis modèle Aimee Mullins, amputée des deux jambes, s'était faite connaitre, elle aussi, aux Etats-Unis en apportant son soutien au développement de prothèses plus efficaces avant d'être choisie par L'Oréal Paris pour promouvoir la marque à travers le monde.

Mais avec son coté electro-pop, Viktoria Modesta fait tout de même figure de pionnière en la matière en intégrant complètement son handicap à l'esthétique extravagant de ce genre de vidéoclip. Pari pris, donc, qui sera sans doute tenu car trop souvent, l'handicap est présenté comme un élément étranger, bizarre voire malsain qu'on met en scène pour choquer et interroger et non pour plaire et le faire accepter.

Reste à savoir si l'artiste anglophone débarquera en France car, bien que l'handicap semble y être une cause nationale, force est de constater qu'on y trouve peu de porte-étendards. Dans le milieu artistique, véritable bassin de fantasmes pour les plus jeunes d'entre nous, cette tendance est même très forte... On y trouve bien un certain Jamel Debbouze et puis... #Musique