« Un nom, un destin », c'est l'intitulé de cet ouvrage qui désormais rentre dans la galaxie des œuvres littéraires camerounaises d'exceptions. Le sous-titre du livre qui n'est autre que « Trajectoires exceptionnelles de personnalités camerounaises », permet au potentiel lecteur, d'entrevoir de manière alléchante, la richesse de ce fruit d'une pensée créative, celle de Patricia Dika Nsangue Akwa.

Dans ce sens, l'auteure d' « Un nom, un destin », apparaît comme on peut le lire sur la quatrième de couverture, comme « une passionnée de la culture, dont l'un des objectifs est de promouvoir la transmission des valeurs pérennes aux jeunes générations ». Une transmission dont le credo s'est auparavant manifesté lors du récent événement expo-photos «Générations Bassistes camerounais », par elle organisé du 30 octobre au 3 décembre 2013, avec la collaboration du photographe parisien, Alain Herman.

Du livre à proprement parlé, il s'agit d'un concentré de 132 pages, première et quatrième de couverture comprises, d'une couleur jaunâtre, sur lesquelles figurent des noms de personnalités, sur une illustration du Cameroun teintée de la couleur marron. Ouvrage inédit, il est pourvu de photographies et d'anecdotes extraordinaires, sur six personnalités qui sont distinguées dans des domaines socio-économiques aussi divers que singuliers. Il s'agit respectivement, d'EBONGO Anatole Adolphe, père d'Henriette EKWE EBONGO (journaliste et militante pour la démocratie et les droits de l'Homme), dans le secteur des douanes, où il a été contrôleur ; KADJI DEFOSSO Joseph, le maire de Bana à l'Ouest Cameroun, dont le nom KADJI est significatif de sa survie, qui s'est forgé en autodidacte, dans le monde des affaires, obtenant un franc succès (après moult débrouillardises) dans les assurances, l'industrie brassicole, voire le football entre autres filières ; Samuel Eboua, dans la haute administration, lui l'enseignant devenu proviseur du Lycée Général Leclerc (Lycée de référence d'alors), administrera une sanction des plus mémorables à l'une des filles du président Ahidjo, au même tire que ses camardes indisciplinés, selon une anecdote, ce qui lui vaudra l'admiration du Prince, suivi d'une promotion ; EDING Bernard, dans le secteur pétrolier, en tant que premier Directeur Général de la Société Nationale de Raffinerie (SONARA) inaugurée le 6 mai 1981, Marcel YONDO dont le nom veut dire « bague » en langue Douala, se distinguera par son alliance avec la finance, et NIAT NJIFENJI Marcel, dans le secteur de l'énergie électrique en tant que Directeur Général de la Société National d'Electricité (SONEL).

Le livre débute à proprement parlé, par « Ô Cameroun Berceau de nos ancêtres…) qui n'est autre que l'intitulé de l'hymne nationale du Cameroun. L'auteur marque ainsi son attachement aux valeurs par elle défendu avec acharnement. Un acharnement qui se sera manifesté à travers trois années (2011-2013) consacrées dans les dédales de la recherche et des rencontres avec les sujets présentés. C'est aussi là l'une des valeurs que souhaite transmettre l'auteure aux jeunes générations (quoique le concept mérite d'être clarifié, compte tenu des multiples entendements observés). Toutes choses qui font dire à l'artiste Sissy DIPOKO « pour moi la mère c'est une école combien de fois les enfants qui auront là une bibliothèque… ». Dans une suite logique, l'Honorable député Tomaino Ndam Njoya réclame tout en encourageant « plus de travail…dans les époques…les enfants ont besoin des ces témoignages ». Ce qui permet donc de comprendre la mention tome1 sur la première de couverture. Le travail entamé sous les éditions INNOV'TEMPO se poursuivra certainement. Du moins tel est le souhait des fans.