Voyager aux Philippines revêt d'autres aspects qu'en Europe... En effet, le nombre de voitures particulières étant peu important par rapport au nombre d'habitants, il s'ensuit une multitude de moyens collectifs mis à la disposition de l'usager. Le maillage est important et même les localités les plus reculées en bénéficient, à un raisonnable coût! Ce qui n'est plus le cas en France depuis longtemps où le taxi à prix d'or est le seul moyen de pouvoir accéder à bon nombre de petits villages.

Le Philippin n'aime pas marcher à pied... donc il a le choix, pour quelques pesos, entre plusieurs moyens de transport simples...

En ville...

Tricycle à pédale: Un concitoyen va suer sang et eau en pédalant, pour l'emmener à destination.

Halbal: Une moto, en général de 125 cm³, qui prend 1 ou 2 passagers. Rapide, se faufilant dans les embouteillages, l'idéal pour les gens pressés ou les amateurs de sensations fortes...

Tricycle à moteur: Il s'agit en fait d'une moto attelée à une remorque, qui peut être à côté ou derrière. Chose amusante, il existe différents modèles suivant les îles ou même les villes. Pas de mélange cependant, dans une même cité c'est le même modèle. Suivant les types, la capacité est de 6 à 12 personnes, voire plus, nous sommes en Asie. La destination et le prix sont négociés au départ. Une version "utilitaire" existe pour le transport des marchandises.

Jeepneys: À l'origine, ancien véhicule de l'armée Américaine, dont la caisse aménagée avec deux banquettes latérales permet de transporter des passagers. Si maintenant, certain châssis sont toujours d'origine et que l'avant a une vague ressemblance avec les "Jeep", le concept a évolué et quantité de véhicules de tailles diverses sont utilisés en fonction des besoins locaux mais toujours sur le même principe. Ils s'arrêtent à la demande sur un itinéraire fixe.

La province...

Bus: De toutes tailles, mais souvent très gros, air conditionné ou non, c'est le moyen principal pour se rendre en province. De nombreuses compagnies, des rotations très fréquentes, pratiquement 24/24, ils s'arrêtent à la demande aussi bien pour montrer que pour descendre. Le coût est fort raisonnable. Ici, on ne raisonne pas en km, mais en temps, les routes étant sinueuses avec de fortes côtes et pas toujours en bon état. Certains bus effectuent des voyages inter-îles, empruntant des ferries entre les îles. Il faut 24h pour faire Manille/Tacloban, rendue tristement célèbre par le typhon Yolanda.

Vans: Version allégée des bus, ils chargent une dizaine de personnes. Ils sont plus rapides, mais aussi plus chers.

Pour les voyages entre les îles...

Bateau: Il existe ici une multitude d'offres. Nous parlons donc de navires traditionnels, Roro, catamarans ou vedettes rapides, mais aussi des "Bancas", grosses pirogues locales à deux balanciers fortement motorisées. Toujours soumis aux conditions météo, qui peuvent se dégrader assez vite, il ne faut pas avoir d'impératifs horaires à l'arrivée. C'est un moyen intéressant pour voyager avec un véhicule ou des marchandises.

Avion: Trois compagnies se partagent le transport aérien intérieur, la guerre des prix fait rage. C'est un moyen rapide, peu onéreux si l'on est flexible sur les dates et horaires. Les avions en fin de journée accusent parfois de sévères retards. Chaque appareil effectuant de multiples rotations par jour (et nuit), la durée de vol étant inférieure à 2 heures, il s'ensuit parfois des attentes pour atterrir notamment à l'aéroport de Manille, souvent surchargé.

Métro: Il ne concerne que Manille et son agglomération. Plusieurs lignes existent, et il s'agit d'une impasse intéressante aux nombreux embouteillages.