Le 14 Janvier 2015 s’est tenu une conférence au Musée la Blackitude sis à Yaoundé autour du thème « cultures d’ici et d’ailleurs ». L’objectif de cette plateforme était de favoriser la rencontre, l’échange et la collaboration entre les acteurs culturels camerounais d’abord et les acteurs culturels étrangers ensuite.

La salle avenante au musée la Blackitude a en effet accueilli bon nombre d’invités, d’opérateurs culturels et de journalistes afin de pouvoir élargir le champ d’action de cette plateforme visant à revaloriser la culture dans le sens propre du terme et de la partager du Cameroun vers d’autres horizons. Ladite conférence a débuté en début d’après-midi avec le mot de bienvenue du directeur du musée, Nana Christian, jouant le rôle de coordonnateur pour cette plateforme d’échanges culturels. Le discours du directeur aura donc été ponctué en partie sur l’aspect logistique pour la promotion de la culture au Cameroun et même en Afrique en évoquant le manque de salles de spectacles et de cinéma qui sont des points importants pour véhiculer cette culture qui, selon lui, serait une des plus grandes richesses du continent. Ainsi, pour palier à ces manquements rencontrés ici et là, des formations seraient prévues concernant les financements, la rédaction, et de certains éléments nécessaires tels le marketing, le journalisme entre autres. Le concept « cultures d’ici et d’ailleurs » revêt un caractère itinérant pouvant être délocalisé un peu partout suivant les activités porteuses de projets visant de nombreux champs comme la musique, l’art, le cinéma, la littérature... Sur le plan des cibles visées, on pourrait par exemple compter sur toute personne pouvant apporter des projets artistiques.

La seconde partie de la conférence a été pilotée par Annie NdjockNdock, ingénieur culturel intervenant comme coordonnateur pour la CCDC (coalition pour la diversité culturelle). Cette dame de la culture à son tour n’a pas lésiné sur les mots en mettant en exergue la notion de diversité culturelle qui serait constitutive de l’identité humaine en parlant du patrimoine commun, du pluralisme culturel et de cette culture qui peut être un facteur de développement. Il a donc été question de mesurer l’impact de la culture dans le développement, tout en impliquant ce concept comme indicateur de ressource (de réalisations, de résultats, d’impacts que ce soit direct ou indirect et enfin transversaux) et des critères d’analyse. S’en est suivie ensuite l’intervention de cet analyste culturel et enseignant Ferdinand Gislain Ateba Ossende, promoteur à son tour du concept Abbia Art qui n’a cessé de démonter la pluralité que peut apporter la diversité culturelle sur le plan économique, anthropologique, sociologique en incluant l’influence de l’UNESCO (organisation des nations unis pour l’éducation, la science et la culture) pour qui, selon elle, cette culture représenterait un socle moteur du développement dans la culture mondiale.

Le lancement de cette conférence « Cultures d’ici et d’ailleurs » aura démontré que la culture en elle-même est une richesse porteuse d’espérance et peut désormais être considérée comme facteur de développement pour une Afrique libre et sans tabou. #Facebook #Union Européenne #Hobby