Après s'être attardés sur l'unique sculpture de Michel-Ange (Caprese 1475-Rome 1564) que possède la Royal Academy de Londres, le Tondo Taddei, bas relief en marbre de Carrare représentant la Vierge Marie, l'enfant Jésus et Saint Jean-Baptiste enfant, nous pouvons franchir les portes de l'exposition temporaire consacrée à l'héritage de Rubens, visible à partir du 24 janvier et ce jusqu'au 10 avril.

En effet, plus de 150 œuvres d'#Art de Van Dyck à Cézanne sont en corrélation avec les 20 peintures, les 6 esquisses, les 8 dessins et les 10 gravures du célèbre peintre flamand Pierre Paul Rubens (Siegen 1577- Anvers 1640).

L'art : une perpétuelle continuité

Rubens s'imprègne, lors de son séjour en Italie (1602-1606) des statuaires antiques et des œuvres de Michel-Ange, de Raphaël ou de Caravage qu'il admire. Ses émules contemporains, de Van Dyck à Cézanne, s'inspirent du maître et nous laissent en héritage des toiles comme "La Chasse aux lions" de Delacroix datant de 1861 ou "Les Trois Grâces" de Regnault de 1797. Des œuvres qui se confrontent, s'harmonisent et nous questionnent quant au déroulement de la pensée créatrice jusqu'à son aboutissement, processus de d'imagination à l'état pur. Des œuvres qui arrivent des différents continents, prêtées par le Musée National de Stockholm ou du Metropolitan Museum de New York en passant par le Musée des Beaux-Arts de Rennes.

6 thèmes récurrents

Ils se dévoilent à nos yeux, ces thèmes chers à l'artiste flamand, par une facture aux jeux de couleur harmonieux mis en lumière : le pouvoir, la luxure, la violence, la compassion, l'élégance et la poésie, au travers des peintures à connotation religieuse, mythologique ou dionysiaque, où le sujet permet, bien souvent, de contourner le problème de la nudité et d'offrir aux regards un sein dévoilé, un sexe suggéré, en témoigne le Pan et Syrinx de 1 617. D'ailleurs, Delacroix disait de lui : « Rubens est l'Homère de la peinture ». L'heure étant à l'innovation, l’aide à la compréhension des tableaux se fait aussi sur tablette tactile, en location à la billetterie, dont le but est de faire découvrir et d'attirer l'attention du visiteur sur un aspect différent de la lecture de l'œuvre, là où l'œil ne peut tout voir, à moins d'être un Sherlock Holmes.

Sensation et sensualité sont au rendez-vous, cette année, à Londres !