Bagam est un village Bamiléké, situé dans l'arrondissement de Galim, département des Bamboutos ; dans l'Ouest du Cameroun. Avec ses cases typiques, en briques de terre et toit de chaume, Bagam compte des campements Bororos. Le village recèle un patrimoine culturel impressionnant : le Mont Nkougham, le lac de Bamendjing ou encore le festival "le ngoh" qui est lié selon les notables :"à la purification et au respect des us et des coutumes pour la bonne marche de la communauté".

Afin de devenir les portes flambeaux de cette grande communauté Bagam, Tenkeu Fonkouo, Dr Clément Petsoko et le Commissaire de police Elie Voutop ont du effectuer un passage dans le cours d'eau zièw. Ce cours d'eau sert de lieu d'intronisation pour le chef et certains notables. Ensuite ils ont reçu des attributs traditionnels qui servent à confirmer leur statut de représentants de la communauté Bagam. Une communauté située dans la capitale camerounaise et estimée à plus de 5000 âmes, 

Désormais "Majestés" , Tenkeu Fonkouo, Dr Clément Petsoko et le Commissaire de police Elie Voutop ont pour principales missions de :"rassembler et mieux promouvoir le royaume Bagam dans la capitale camerounaise et ses environs".

En les élevant au titre de "Majesté", Tenkeu Simo Zossie Marie, Roi des Bagam, mettait ainsi un terme à trois années de vacance à la tête de sa communauté installée dans la capitale Camerounaise.

Après le décès en 2012 de Papa Meno, Bagam, dont la chefferie a été créée vers le 14e siècle par Fong Mbeve, est resté orphelin dans la capitale camerounaise.

Tenkeu Simo Zossie Marie, Roi des Bagam, qui effectuait sa visite à Yaoundé, après la dernière, il y a 21 ans, a salué l'attachement de ses trois représentants aux valeurs traditionnelles.

Peuple de guerriers au départ, les Bagam se sont illustrés comme de grands chasseurs d'antilopes. Des capacités et qualités qui ont valu leur appellation "ghagap" ou "bagam" pour dire: « peuple chasseurs d'antilopes ». Les "ghagap" ont créé en 1910, selon le chercheur américain Konrad Tuchsherer, l'écriture "mengaka".

D'après la légende, suite à une défaite guerrière, les "ghagap" ou "bagam" auraient été obligés de quitter leur Mont Nkougham pour s'installer sur les hauteurs du fleuve Noun; une position qui leur permet aujourd'hui d'admirer leur montagne adorée. Toute une richesse traditionnelle que ses Majestés Tenkeu Fonkouo, Dr Clément Petsoko et le Commissaire de police Elie Voutop invitent les touristes et autres curieux à découvrir.