Louane Emera, Adèle Haenel, Pierre Niney, Kévin Azaïs... un vent de jeunesse a soufflé sur la quarantième cérémonie des César, ce vendredi 20 février.

Une soirée riche en émotions également pour le réalisateur Abderrahmane Sissako dont le film Timbuktu a été récompensé plusieurs fois dans la soirée, par la prestigieuse Académie des arts et techniques du #Cinéma français.

Les jeunes prodiges en haut de l'affiche

Après un vif succès à l'affiche de La Famille Bélier d'Éric Lartigau, Louane Emera a reçu le très convoité César du « meilleur espoir féminin ». A seulement 18 ans, celle qui a été découverte du grand public en participant à l'émission The Voice, ne cachait pas son bonheur, hier soir. L'actrice a livré un discours empli de naturel, dans lequel elle n'a pas hésité à adresser quelques lignes à Lucas, son frère sourd et muet dans le film.

Le costume d'Yves Saint-Laurent aura porté chance au jeune Pierre Niney. L'Académie lui a décerné le César du « meilleur acteur » pour son rôle dans le film de Jalil Lespert, qui raconte la carrière du créateur. Après avoir été nommé deux fois aux César du « meilleur espoir masculin », en 2012, et 2013, l'acteur était très ému de cette consécration. Il a profité de l'occasion pour lancer un message : « On a besoin d'une jeunesse qui rêve », a-t-il déclaré.

Le César de la « meilleure actrice » a été attribuée à Adèle Haenel, pour son rôle dans le film Les combattants de Thomas Cailley. En 2014, l'actrice s'était vue décernée le Cesar du meilleur second rôle féminin pour Suzanne de Katell Quillévéré. « Ça fait un drôle d'effet », a-t-elle confié.

Les Combattants aura permi également la consécration de Kévin Azaïs. L'acteur de 22 ans a décroché le César du « meilleur espoir masculin », qui lui a été remis par Julie Gayet et Denis Podalydès.

Le sacre de Timbuktu

L'Académie a remis par moins de sept titre à Timbuktu, d'Abderrahmane Sissako, dont ceux du « meilleur film » et du « meilleur réalisateur ». Le long-métrage du cinéaste mauritanien a également reçu les César du « meilleur scénario original », de la « meilleure musique originale », de la « meilleure photo », du « meilleur son » et du « meilleur montage ».

Dans son discours, Abderrahmane Sissako a rendu hommage à la France, un « pays magnifique, capable de se dresser contre l'horreur ».

Le César du « meilleur film étranger » a été décerné à Xavier Dolan pour Mommy ; celui du « meilleur premier film » à Thomas Cailley pour Les Combattants ; Cyril Gely et Volker Schlondörff ont reçu le César de la « meilleure adaptation » pour Diplomatie. Celui de la « meilleure actrice dans un second rôle » a été attribué à Kristen Stewart pour son rôle dans Sils Maria. Reda Kateb a été sacré « meilleur acteur dans un second rôle » pour Hippocrate.

Enfin, Marion Cotillard a remis un César d'honneur à l'acteur américain Sean Penn. #Césars 2015